Salariés ou clients, personne n'échappe au contrôle biométrique de l'iris
Redbus fluidifie les accès dans son centre de Courbevoie grâce à un système biométrique qui s'ajoute à d'autres systèmes de prévention des intrusions.
01net.
le 03/01/06 à 07h00
Une cour arrière quadrillée par un système de faisceaux infrarouges, couplés à des caméras de surveillance, eux-mêmes infrarouges. Un autre réseau de caméras qui fonctionne en circuit fermé. Une alimentation électrique doublée par
deux stations électriques, l'une en support de l'autre. Et trois générateurs de secours qui sont prêts à parer à l'improbable.
Des ' groupes froids ', circuits à eau glacée et circuit de condenseur empêchent, eux, tout dégât majeur dû à un incendie. Enfin, des analyses régulières d'eau préviennent tout risque de
légionellose !
A la seule visite du centre de l'hébergeur Redbus Interhouse France, on se rend bien compte que le simple accès au bâtiment situé à Courbevoie prend des allures de film d'espionnage, ambiance secret défense. Tout est fait pour
rassurer la centaine de clients en France.
' Installer un système biométrique pour impressionner n'a pas grand sens, car c'est onéreux ', dit Stéphane Duproz, directeur général de Redbus. Pour cette société européenne de centres
d'hébergement, la biométrie renforce une sécurité déjà très poussée. ' Elle ne vient pas combler une lacune ', précise Jean-Christophe Le Lay, directeur commercial de Redbus.
L'?"il plus fiable que la main
Ce dispositif était complété, jusqu'à cet été, par un contrôle d'accès par badge et une identification visuelle. Un système remplacé par un sas avec identification par l'iris pour améliorer la fluidité des déplacements.
' Nous avons gagné en temps d'accès pour chacun de nos clients, soit plus de 100 visiteurs quotidiens ', assure Stéphane Duproz. Et l'employé dévolu au contrôle visuel est désormais affecté à
une autre tâche.
Lorsque l'identification échoue, le sas bloque l'entrée du bâtiment. Un système de reconnaissance de silhouettes empêche, lui, le passage simultané de deux personnes. Et à la sortie, le portique de détection de métaux intégré dans le
sas garantit que personne ne repart avec un serveur...
' Il faut bloquer les personnes n'ayant pas le droit d'entrer, mais ne surtout pas risquer d'empêcher celles autorisées ', explique Jean-Christophe Le Lay. Ce qui justifie le
recours à la biométrie par l'iris plutôt que par le palmaire ou par le pouce. Ces systèmes étaient jugés peu fiables pour les besoins de Redbus, car trop imprécis et susceptibles d'interdire l'accès à un client autorisé.
En dehors des aspects techniques, l'utilisation d'une telle technologie exige un agrément de la part de la Cnil. Redbus l'a obtenu au bout de cinq mois, parce qu'il a pu justifier, pour son activité d'hébergeur, du besoin d'un
système aussi complexe.
Une sécurisation à tous les niveaux
Le sas sécurisé est en service depuis le 1er août. Sa mise en ?"uvre a nécessité l'enregistrement des iris de 2 500 personnes durant le deuxième trimestre, suite à l'agrément de la
Cnil.
Redbus Interhouse France
Activité : société anglaise de centres d'hébergement.
Siège français) : Courbevoie (92)
Effectif : 20 personnes (Courbevoie).
Sas, avec un système biométrique (iris) de Panasonic, un système de reconnaissance de silhouettes et un détecteur de métaux, mis en place par le cabinet anglais Meesons.
Obtenir l'agrément de la Cnil.
S'équiper d'un second système biométrique pour l'enregistrement préalable des iris.
Communiquer auprès des clients : courrier, puis explication sur site.
Investir : un minimum de 150 000 euros.