1. Un principe analogue à celui des tubes cathodiques
Un écran SED fonctionne sur le même principe qu'un écran à tube cathodique. L'unique différence étant que, dans le cas du SED, on dénombre non pas un seul, mais des millions de canons à électrons ?" un derrière chaque
triplette rouge-vert-bleu. Ainsi, pour une définition de 1920 x 1080, il faut plus de 6,2 millions de canons. Le SED s'avère donc aussi complexe que le LCD.
2. Pas de rétroéclairage
L'affichage s'effectue comme sur les vieux téléviseurs, à savoir sur une dalle en verre enduite de phosphore. Nul besoin de rétroéclairage. L'arrivée des électrons excite le phosphore, avec une luminosité comparable à celle des
écrans à tube. Résultat, le contraste atteint les 100 000:1 et la luminosité, 400 cd/m2.
3. Des millions de canons à électrons
Chaque minicanon à électrons se compose de trois électrodes émettrices dotées d'une fente de quelques nanomètres de large. Une tension de 16 à 18 V lui est appliquée, générant un électron. Ce dernier est ensuite accéléré dans le
vide par l'application d'une seconde tension de près de 10 000 V, avant de heurter le phosphore. Grâce à ce processus, le taux de rafraîchissement reste inférieur à 1 ms.
4. Moins cher à produire et plus économe qu'un écran LCD
Le rétroéclairage n'étant pas nécessaire, le coût de fabrication d'un écran SED se révèle inférieur à celui d'un écran LCD. De même, il consomme beaucoup moins d'énergie : 50 % de moins qu'un écran plasma et 30 % de
moins qu'un LCD. Afin de réduire encore les coûts de production, Canon utilisera une technologie proche du jet d'encre pour ' imprimer ' la grille d'émetteurs d'électrons.

