Les réseaux d'entraide de cadres (Daubigny, Oudinot). A l'origine de sessions de speed networking ou de soirées à thèmes, ces réseaux sont composés de façon homogène de cadres en poste et en
recherche d'emploi. Ce qui met en rapport l'offre et la demande. Daubigny affiche un délai moyen de retour à l'emploi de dix mois. Oudinot est présidé par Alain Desouche, dirigeant de SSII, et vice-présidé par Myra Braganti, de France Télécom
R&D.
Les réseaux virtuels (LinkedIn, Viaduc, OpenBC, 6nergies). C'est l'embauche par relations appliquée au Web. Tout nouveau membre renseigne son profil ?" photo, état civil, objet de la recherche ?" et
invite ses connaissances à le rejoindre. L'intermédiation en ligne aide à étoffer son carnet de contacts professionnels, voire de décrocher un job. Elle exige un fort investissement. A partir de 250 à 300 contacts, on commence à être visible et
à recevoir régulièrement des sollicitations.
La cooptation en ligne (JobMeeters, Cooptin). Lancés le même jour ?" le 21 octobre dernier ?" ces deux sites ' industrialisent ' le principe de la cooptation en jouant
sur l'effet de réseau. Le recruteur rédige une annonce qui est diffusée aux coopteurs potentiels. Alléchés ou non par une prime, ces derniers trouvent des candidats qualifiés ?" qui n'auraient peut-être pas postulé sur des jobs
boards traditionnels. En aval, un système de notation, à l'instar d'eBay, évalue la qualité du coopteur. Cooptin est édité par Keljob.
Retrouvez toutes les adresses en cliquant ici.
' Résumer dix-sept ans d'expérience en deux projets. '
L'intérêt principal de cette demi-journée est de rencontrer en direct douze chasseurs de têtes, et non des chargés de recrutement. En effet, au sein des cabinets, ce sont ces derniers qui sélectionnent les candidats. Et il faut passer ce premier filtre avant d'espérer s'entretenir avec un chasseur. Un autre avantage : l'équilibre du rapport de force. Entre chasseur et chassé, c'est du 50/50. Le chasseur n'est pas là pour une mission donnée ou pour vendre son cabinet, mais pour alimenter sa base de données. Il n'y a donc pas de stress à avoir. La pression viendra après, si nous avons l'occasion de nous revoir dans le cadre d'un poste à pourvoir.
Toutefois, avant de participer à ce type de session, il faut bien s'entraîner. Résumer dix-sept ans d'expérience en cinq minutes oblige à des choix. J'ai appris à me présenter de façon synthétique en mettant en avant mes deux plus grandes réussites. L'une dans le domaine du management (j'ai dirigé une société de services pendant quinze ans), l'autre dans la gestion de système d'information (j'ai implanté un système d'information reliant vingt-quatre sites distants). Vous pouvez, dans les deux minutes de dialogue qui suivent, dire en quoi cette expérience permet de prétendre à tel ou tel poste.
Le discours doit être le plus généraliste possible. La technique n'a pas sa place dans ce type d'entretien préliminaire. D'autant que le bagage technique est mentionné sur le CV. De même, il faut rester ouvert quant au secteur d'activité. Un DSI doit pouvoir s'adapter. En revanche, votre expérience conditionne le type d'entreprise à approcher.
Parcours
Coopté par Marc-Henri Cuvelier, ce chasseur participait pour la première fois à une session de speed networking.
' Douze contacts en une matinée '
' Mon bilan est satisfaisant. Sur les candidats que j'ai rencontrés, deux contacts pourraient se révéler intéressants dans un proche avenir. J'ai notamment fixé un rendez-vous pour le lendemain. Quant aux autres, la
porte demeure ouverte et j'ai proposé de faire un point d'ici un mois à un mois et demi. '
' Le candidat doit aller à l'essentiel '
' Il n'a pas le temps de dérouler son parcours in extenso, ni de rentrer dans la technique. Ce qui m'intéresse, c'est le périmètre humain et financier des responsabilités occupées, la taille et lactivité des entreprises
et, enfin, la nature des grands projets menés (déploiement, gestion de parc...). '
' Deux ou trois idées fortes '
' Le candidat doit encore plus se préparer que pour un entretien classique. Il lui faut avancer deux ou trois idées fortes. Côté chasseur, cinq minutes suffisent pour se faire une première idée et croiser un profil avec
un projet de mission. Si le projet se concrétise, on rentre alors dans un processus plus formel, avec de " vrais " entretiens. '

