Référencer un site web
' Naturel ' ou payant, le référencement est devenu indispensable dès lors que l'on parle de commerce en ligne ou, plus simplement, de fréquentation.
01net.
le 20/02/06 à 00h00
Une fois un site web actif, une bonne notoriété s'avère indispensable pour générer des visites et, dans le meilleur des cas, des achats en ligne. Si l'on en croit les spécialistes, dans un cas sur trois, c'est un moteur de recherche
qui conduit le visiteur sur un site Internet. On comprend alors l'importance du positionnement dans les listes de résultats générés par les Google, Voila ou autres Yahoo ! et du nombre de liens pointant sur le site à partir d'autres pages
web : bref de l'efficacité du référencement.
Opter pour le référencement ' naturel '
Avant tout référencement, la conception ou l'amélioration d'un site existant se doit de suivre certaines règles qui faciliteront son indexation par les moteurs. Il s'agit de définir son contenu clairement (description pertinente des
informations qu'il renferme), sa structure (c'est-à-dire chapitres, pages, résumés, chapeaux et titres), lui donner un nom de domaine explicite sur lequel les moteurs se basent souvent. On traquera les éventuelles redondances d'informations entre
pages ou parties d'un site (pouvant amener les robots d'indexation à ignorer l'ensemble des informations de ces dernières). On évitera de jouer également sur la densité des pages en multipliant les occurrences d'un même mot-clé dans une même page
dans le but d'accroître le ' poids ' affecté par les divers moteurs à ces mêmes pages. Cette astuce peut en effet aboutir à l'effet inverse, certains moteurs de recherche utilisant des algorithmes
chargés d'ignorer les pages dont le nombre d'occurrences est trop élevé pour un même mot.
Plus technique, la deuxième étape consiste à affiner les technologies et le code HTML. On évitera d'avoir trop recours au Flash, au JavaScript en limitant l'usage de ces langages à certaines sections, la plupart des moteurs étant
incapables d'indexer ce type de pages. Le cas des pages dynamiques est particulier. Les pages du genre monsite.com/page.php?id=457 ne donneront pas lieu à une indexation valide. La même adresse convertie en monsite.com/ventes.php/livre-02 pourra, en
revanche, être indexée.
La dernière étape consiste à ajouter des balises spécifiques dans chaque page. À cause de dérapages (trop de mots affectés aux balises méta invisibles, par exemple), les balises méta invisibles sont nettement moins utilisées
qu'auparavant par les moteurs de recherche. Toutes les autres balises, en particulier la série H1 à H6 pour les mots-clés, les listes UL et OL ou P pour paragraphe doivent être affectées avec des mots pertinents. La plus importante demeure la balise
Title qui doit contenir 60 caractères au maximum. Au moment de l'indexation, le poids accordé à chacune de ces balises variera en fonction des algorithmes mis en ?"uvre par les moteurs.
S'inscrire sur les Pages Jaunes du web
Indispensable pour deux motifs, la deuxième grande étape consiste à inscrire le nouveau site auprès d'annuaires du Net. D'abord parce que cette inscription va naturellement générer du trafic, mais aussi parce que cette présence dans
les annuaires va influer sur l'indexation réalisée par les moteurs de recherche. Plusieurs d'entre eux, Google en tête, se fondent, entre autres, sur un algorithme dit de PageRank qui prend en compte le nombre de liens pointant sur un site pour en
définir la ' popularité '. Le niveau de cette popularité jouera sur la note affectée à une page ou à un site, et donc remontera les plus populaires dans le peloton de tête des résultats. Cette démarche
repose sur le postulat que le nombre de liens pointant sur un site est proportionnel à la qualité des informations qu'il héberge. Pour pallier le problème des pages créées dans le seul de but de pointer sur un site et donc de monter le PageRank, les
moteurs, dont Google, utilisent un deuxième niveau proportionnel au PageRank des pages qui pointent vers le site indexé. Autrement dit, si un site connu pointe sur le site en cours d'indexation, la contribution apportée au PageRank de ce dernier est
d'autant plus importante que ce site est connu. Et ce, suivant une progression logarithmique.
Concrètement, l'inscription sur un annuaire nécessite simplement de remplir un formulaire en ligne. Ces annuaires sont souvent gratuits ou peu onéreux. Contrairement aux moteurs de recherche, ils n'indexent pas l'ensemble d'un site
mais le site dans son ensemble à partir de son URL et la description donnée par le responsable lui-même. Les responsables du site valident ou non l'inscription, baptisée soumissionnement. Pour garder leur légitimité, ces
' Pages Jaunes ' refusent la plupart du temps tout ce qui leur paraît peu pertinent dans la description et demandent une saisie manuelle afin d'éviter les moteurs d'inscription automatique. En outre,
les sites miroirs (mêmes contenus, mais avec des noms de domaine différents) ou les descriptions trop valorisantes sont souvent écartés.
Un des annuaires les plus importants en France s'appelle
dmoz.fr. Suivent les annuaires géographiques, professionnels ou spécialisés (INDEXA.FR, Mirago, La Boussole, etc.). Un autre moyen est de conclure des accords avec d'autres sites permettant de multiplier les
liens. Une fois mis en ligne, le site sera automatiquement indexé par les moteurs de recherche en fonction des liens le concernant. La fréquence d'indexation dépend, entre autres, de la fréquence de mise à jour des sites. Les moteurs de recherche
optimisent, c'est-à-dire qu'ils n'indexent pas tout le temps pour limiter le volume à traiter.
Acheter des mots-clés
En complément, plusieurs options payantes sont également proposées par les divers acteurs, l'achat de mots-clés étant souvent mis en avant. Concrètement, il suffit de s'inscrire en ligne et d'acheter un crédit, récurrent ou ponctuel
(500 euros pour deux jours ou tous les mois par exemple), de définir le prix choisi pour un mot ou une expression et, éventuellement, des règles d'enchères (1 centime de plus que la plus haute enchère par exemple). Il reste possible d'augmenter
' manuellement ' son enchère. Les moteurs indexent les sites payants et les classent dans les résultats de recherche proportionnellement au montant de l'enchère. Le montant de l'enchère (de quelques
centimes à quelques euros) n'est versé au moteur que lorsque l'internaute clique sur le lien (CPC ou coût par clic). Ces versements sont opérés jusqu'à épuisement du crédit contracté. Côté utilisateurs du moteur de recherche, ces listes de liens
sponsorisés apparaissent en théorie de façon clairement identifiée, par exemple à droite de l'écran dans Google. Mais, ils sont souvent moins identifiables, placés en haut de page ou affichés avec des couleurs différentes sur les sites affiliés.
Qu'il soit naturel ou payant, l'entreprise devra, dans tous les cas, assurer un suivi régulier de son référencement, seul gage de son efficacité.
Les limites du référencement
Le référencement naturel dépend de l'adéquation du contenu des pages à des algorithmes, ces derniers demeurant secrets pour des raisons commerciales. À partir de ce qui est connu, il est tentant, côté client, de modifier ses
pages. Par exemple, en ajoutant beaucoup de mots-clés invisibles pour monter son classement dans les résultats. Les récentes mésaventures de BMW Allemagne avec Google illustrent cette tendance. Une autre pratique consiste à utiliser des logiciels de
création de liens croisés ou simulant l'accès à un site pour multiplier artificiellement sa popularité, et donc sa place dans les résultats. Du côté des éditeurs de moteurs, les choses ne sont pas plus claires, tous les acteurs modifiant leurs
algorithmes à loisir. Acheter des mots-clés donne un peu plus de visibilité sur les retours. Mais là encore, sans garantie. Acheter un mot-clé trop cher peut conduire à vendre à perte, ne pas augmenter son enchère peut exclure l'URL de la première
page de résultats et en compromettre l'efficacité. Seule certitude, la technologie du référencement va continuer à évoluer.