Adopter une attitude positive. Un trait inhérent à la mentalité nord-américaine : on ne comprend pas les gens qui se plaignent.
Développer en bon relationnel. Au quotidien, il est bien plus facile de lier connaissance avec des inconnus qu'en France. Engager la conversation avec sa voisine dans la file d'attente d'une banque ne surprendra
personne.
Se montrer davantage porté vers l'action que vers la pensée.
Jouer totalement la carte réseau. Participer au moins deux fois par semaine à des rencontres organisées par des communautés.
Vouloir réussir à tout prix. Le rêve américain doit vous attirer...
Parler argent sans tabou. Aimer la réussite financière devient là-bas une chose tout à fait avouable.
Garder le contact avec des expatriés. Un bon moyen de conserver le moral, surtout dans les phases difficiles.
Accepter que tout soit remis en cause du jour au lendemain. Cela suppose d'avoir le goût du risque. Mieux vaut éviter de raisonner en termes de ' sécurité de
l'emploi '.
Bannir le costard-cravate au travail. On ne vous ferait pas confiance ! Une tenue décontractée ?" tee-shirt et jean ?" reste monnaie courante. A part, peut-être, dans le secteur du conseil.
Être dynamique, agressif. Avoir un ' esprit entrepreneur ' constitue un impératif.
Accepter une lourde charge de travail. Quand on participe à un projet important, ne pas compter ses heures !
Entre Français, se moquer gentiment des Américains. C'est une attitude fréquente. Sûrement pour créer des liens entre expatriés.
Profiter de la vie culturelle de San Francisco. Les possibilités de sorties, très nombreuses dans la ville, sont un bon moyen de faire des rencontres.
Après avoir effectué mon stage de deuxième année d'école d'ingénieurs au Canada, j'ai eu envie de repartir à l'étranger, dans une région dotée d'un fort potentiel informatique. L'occasion s'est présentée d'effectuer mon stage de fin d'études dans la société Orb Networks, dans la Bay Area. J'y suis resté six mois. Et après trois mois d'attente d'un visa, j'ai rejoint cette compagnie en tant qu'ingénieur développement. Je souhaite passer quelque temps ici, puis revenir en France quand j'aurai acquis suffisamment d'expérience.
Je suis très attiré par toute la créativité qui existe dans la Silicon Valley. C'est l'endroit où tout se passe, où des grands comme Google et Yahoo se développent. Dans ma société règne une mentalité de start up. Il faut réagir vite, être efficace. Tout le monde connaît les projets des uns et des autres. On a le sentiment de participer à une aventure commune. On a beau être plus petit, on se sent presque en concurrence avec les plus grands. C'est stimulant. Mon entreprise se situe à proximité de Berkeley, une ville écologique, très ouverte et résolument internationale. On y côtoie beaucoup d'Européens et d'Asiatiques. Les autochtones que j'ai rencontrés ne correspondent pas au cliché de l'Américain perdu au fin fond du Texas, peu curieux de ce qui se passe dans le monde. Avec un salaire deux fois plus élevé que celui que je gagnerais en France, je peux me permettre de résider en plein c?"ur de San Francisco, et profiter ainsi de la vie culturelle de la ville. Je pars aussi parfois en montagne, à moins de trois heures de voiture, où j'aime faire du rafting. En revanche, contrairement à beaucoup de mes collègues qui ont de la famille ou des amis sur place, je repars de zéro pour me constituer un réseau de connaissances. C'est l'un des inconvénients.
Parcours
' Une réaction défensive '
' Les Français demeurent bloqués dans une comparaison des deux cultures. Cela les empêche de s'ouvrir à d'autres valeurs ainsi qu'à d'autres modes de fonctionnement. Certaines personnes se sentent agressées par la force
avec laquelle les Américains affirment leur identité. '
' L'omniprésence de la loi '
' La culture américaine est plus contractuelle que la culture française. Quand un règlement existe, on l'applique. Ce qui, au départ, surprend les Français. Ils essaient systématiquement de prendre le contre-pied, avant
de " rentrer dans le rang ". Les Américains ne comprennent pas cela ! '
' L'amateurisme français, un frein à l'intégration '
' Au quotidien, les Américains font preuve d'une forte éthique professionnelle. Par exemple, ils se montrent très efficaces dans la finition de leur travail. Là où des Français se révéleront un peu moins exigeants
vis-à-vis deux-mêmes. '