Recrutement de 325 bacheliers bac +1 et +2 en 2006. Ils sont destinés à devenir des sous-officiers informaticiens. L'informatique et les télécommunications font partie des 400 métiers qu'offre
l'armée.
45 % des sous-officiers de l'armée de terre viennent du civil. La majorité d'entre eux est constituée d'anciens engagés volontaires ayant bénéficié d'une promotion interne, suivie d'une formation.
Deux voies pour devenir sous-officier. la première s'adresse aux bachelier(ière)s de nationalité française âgé(e)s de 18 à 25 ans. Après les sélections, ils intègrent l'Ensoa pour une formation militaire de huit
mois, puis les informaticiens, rejoignent l'Esat. La seconde voie est ouverte aux meilleurs engagés volontaires, qui alimente 50 % du corps des sous-officiers.
Des tests qui comptent pour l'avenir. Un bachelier qui veut devenir sous-officier doit passer une série de tests. Suivant ses résultats, il lui sera proposé de commencer soit comme militaire de rang, avec la
possibilité de devenir sous-officier, soit comme sous-officier, destiné à devenir officier.
Site :
www.recrutement.terre.defense.gouv.fr
Le sous-officier, issu de l'Ecole supérieure d'application des transmissions (Esat), est administrateur messagerie à la direction du personnel militaire de l'armée de terre.
Depuis 2004, à la section support technique informatique de la Direction du personnel militaire de l'armée de terre (DPMAT), je suis administrateur messagerie au DUO (document unique d'organisation). Celui-ci permet de situer les nouvelles missions et d'ouvrir des emplois en conséquence.
Ma cellule, chargée de la messagerie, s'ajoute à toutes les autres qui travaillent sur le système, l'administration des réseaux et la maintenance du parc informatique. Nous administrons aussi la partie système des serveurs qui contient les bases de données, les serveurs Web, ceux d'applications Java, ainsi que les pare-feu.
Nous sommes tous des informaticiens issus de l'Ecole supérieure d'application des transmissions (Esat). Cette juxtaposition de métiers et l'ambiance de camaraderie qui règne me plaisent beaucoup. Nous sommes vraiment des frères d'armes. Pour autant, je suis tenu à la confidentialité totale, car je travaille pour une administration centrale dans le domaine du personnel. En revanche, dans l'informatique, il n'y a presque pas d'encadrement. Je ne dirige personne, et j'ai des horaires de bureau. Installé à Paris, je bénéficie de ces avantages.
Mes obligations régulières sont le service d'officier de permanence et la participation à la journée d'appel à la préparation de défense. Mais je dois me tenir prêt à partir à tout moment, s'il y a besoin de renfort dans l'un ou l'autre pays. Je peux être aussi amené à aller servir dans les forces : sous-officier, je suis d'abord au service de l'arme. Il n'est pas exclu que je retourne à l'Esat pour me perfectionner en informatique afin d'être en phase avec des techniques en perpétuelle évolution.
Parcours
En poste depuis deux ans à l'Esat, il dirige une équipe de 15 formateurs et suit la formation informatique des développeurs. Il enseigne aussi les langages de programmation.
' Aimer la vie en groupe est essentiel pour travailler dans l'armée '
' Mais cela n'empêche pas, surtout pour les informaticiens, de faire preuve d'autonomie. Il peut leur arriver de se retrouver seuls sur un théâtre d'opérations. A cela, il faut ajouter le goût des relations humaines, des
capacités d'adaptation, et, au sein de l'armée, le respect de la hiérarchie. '
' Technicien, oui, mais avant tout militaire au service de la France '
' Quelle que soit sa spécialité, un sous-officier peut être n'importe où dans le monde pour exercer son métier technique ou toute autre activité propre à l'armée de terre. Ainsi, un informaticien peut très bien partir
maintenir l'ordre dans le cadre d'une mission de l'ONU. '
' Le système des quotas rend difficiles les changements de métier '
' Ceux qui ont choisi d'être informaticiens le resteront. En revanche, outre les gros cursus, il existe des formations spécifiques de deux à trois semaines sur des points bien précis. Les informaticiens reviennent ainsi
à lécole pour découvrir de nouveaux matériels ou logiciels. '

