1. Version (Ver)
Ce champ est de 4 bits. Tant qu'IPv4 et IPv6 coexisteront, les routeurs devront l'examiner pour savoir quel type de datagramme ils routent.
2. Classe de trafic (Traffic Cls)
Ce champ-là est de 8 bits. Il sert à distinguer les différents types de trafic pour appliquer les règles de priorité (de la voix sur les données, par exemple).
3. Identificateur de flux (Flow Label)
La source affecte un numéro identificateur commun à tous les paquets d'une session. Il permet au routeur de repérer les trames d'un même flux et de leur appliquer des règles identiques.
4. Longueur de données utiles (Payload Length)
Calculé sur 2 octets, ce champ indique la longueur des données transportées (Payload) et ne prend pas en compte l'en-tête.
5. En-tête suivant (Next Header)
Il remplace le champ ' Protocole ' en IPv4 et indique le plus souvent le protocole de niveau supérieur, encapsulé dans le datagramme IPv6 (exemple : TCP ou UDP).
6. Nombre de sauts (Hop Limit)
Il est calculé sur 8 bits et remplace le champ ' Time to live ' d'IPv4. A chaque traversée de routeur, il est décrémenté de 1. Lorsque la valeur atteint 0, le paquet est rejeté, et un signal
d'erreur est émis. Le but est d'empêcher qu'un paquet circule indéfiniment sur le réseau.
7. Adresse source et adresse destination
Elles ont 16 octets au lieu de 4 en IPv4. Leur nombre est donc quasiment illimité (2 puissance 128), contre ' seulement ' 4 milliards précédemment (2 puissance 32). En IPv4, les adresses
ont une forme décimale (par exemple, 192.168.1.25). En IPv6, elles sont en notation hexadécimale, articulées en 8 groupes de 16 bits, séparés par deux points (par exemple, 1fff:0000:0a88:85a3:0000:0000:ac1f:8001).

