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La virtualisation d'applications

Placer les programmes dans des ' bulles ' empêche qu'ils se contaminent réciproquement et simplifie les déploiements. Explications.

Virtualiser... Un mot qui devient à la mode. Appliqué au logiciel, il revient surtout à récupérer les appels à la base de registre et aux dossiers système, puis à les rediriger, afin d'éviter que le programme n'aille polluer la configuration existante. Softgrid, de Softricity, pousse cette logique plus avant, en exécutant chaque application dans son propre environnement, fondée sur sa propre base de registre et son propre système de fichiers virtuels.
Mais toutes les solutions de ce type visent un même objectif : faire fonctionner chaque application dans une bulle pour l'isoler des autres et la séparer du système d'exploitation. Ainsi sont évités les conflits de DLL, et il devient possible, par exemple, d'utiliser Internet Explorer 5 et 6 sans qu'ils se télescopent. Avec un faible impact sur les performances.

Ne plus rien installer sur le poste local

A noter que Windows Vista emploiera une technique similaire. En effet, l'utilisateur n'y sera plus administrateur par défaut. L'écriture dans la base de registre et dans le dossier système lui deviendra dès lors interdite. Et rediriger les appels vers un dossier spécifique à l'application garantira la compatibilité avec la nouvelle politique de sécurité.
Autre intérêt de ce type de virtualisation : les déploiements s'en trouvent simplifiés. En effet, certains outils autorisent le stockage de l'application, de ses DLL et de ses fichiers de configuration sur un serveur. Rien n'est à installer sur le poste local. Du coup, certains n'appellent plus cela de la virtualisation, mais du streaming ou de la télédiffusion d'applications.

Une bulle pour chaque application virtualisée

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1. Une couche d'intégration
A la différence de VMware, qui crée une machine virtuelle sur laquelle on installe un système d'exploitation, la virtualisation d'applications rajoute une couche entre un programme donné et le système d'exploitation. Ensuite, cette couche se charge d'intercepter les appels à la base de registre et aux applications.

2. A chaque application ses fichiers système
Le système de fichiers et la base de registre virtuels ne sont pas des copies de ceux du système d'exploitation. Ils regroupent uniquement les modifications effectuées par l'application pour qu'elle puisse fonctionner. La procédure s'apparente plus ou moins à la capture de DLL effectuée par l'outil d'installation MSI de Microsoft.

3. Des bulles étanches
Si l'application veut chambouler la configuration système, elle ne le fera que dans sa copie de la base de registre. De même, elle n'aura accès qu'à ses propres versions de DLL et de fichiers de configuration système. Il n'y a donc pas de conflit avec les autres applications. C'est ce que l'on appelle le concept de bulle.

4. Des tests réduits lors des changements d'OS
Plusieurs applications peuvent opérer dans différentes bulles. Elles demeurent indépendantes les unes des autres et ne communiquent que par copier/coller dynamique ou statique (OLE ou DDE). Une telle garantie d'indépendance entre les applications limite fortement le volume des tests de régression nécessaires en cas de changement de système d'exploitation.

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