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AMD parie sur ATI

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En annonçant le 24 juillet dernier le rachat du canadien ATI, fabricant de circuits graphiques et autres, pour 5,4 milliards de dollars, AMD a fait monter la pression face à Intel. L'opération donne une nouvelle dimension au créateur de l'Opteron : les CA conjugués des deux entreprises atteignent 7,3 milliards de dollars, pour 15 000 employés. Le constructeur canadien est bien positionné auprès du grand public, fournit des composants pour la Xbox 360 de Microsoft, et occupe une position dominante sur le marché des ordinateurs portables. Et, surtout, AMD pourra désormais, comme Intel, fournir aux constructeurs une plate-forme complète associant processeur, jeux de composants et circuits graphiques, ce qui lui manquait jusqu'ici. Des rumeurs évoquent même la préparation pour 2007 d'un circuit tout intégré à faible coût. Mais ce rachat pose aussi plusieurs questions. AMD est historiquement très proche du grand rival d'ATI, nVidia, lequel revendique 70 % de parts de marché sur les plates-formes AMD avec ses jeux de composants multifonctions ' nForce '.

Conserver des standards ouverts

Autre ombre de taille, ATI est un fournisseur majeur de composants pour Intel et réalise avec ce dernier entre 80 et 100 millions de dollars de chiffre d'affaires par trimestre, ce qui représente de 12 à 15 % de ses revenus. Un pourcentage qui risque de s'éroder. Le directeur général d'AMD, Hector Ruiz, a pourtant tenté de rassurer lors de l'annonce du rachat. ' Nous conserverons des standards ouverts pour permettre à d'autres acteurs de participer à nos plates-formes ', a-t-il déclaré. Enfin, si ce rachat, le plus gros de son histoire, doit gonfler mathématiquement ses résultats, AMD avait annoncé quelques jours auparavant un trimestre médiocre : baisse de 9 % du CA à 1,22 milliard de dollars, et une marge brute en repli de 1,7 % du fait de la guerre des prix avec Intel.

Analyse

Le rachat d'AMD n'est pas sans risques, les relations entre les acteurs de cartes graphiques et les fondeurs étant amenées à évoluer fortement suite à cette opération. D'autant que nVidia et Intel pourraient se trouver désormais beaucoup plus dintérêts communs.

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