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Le langage BPEL4People

BPEL est de plus en plus utilisé pour définir les processus métier. IBM et SAP proposent une extension BPEL4People, pour incorporer les interactions humaines.

Initié par IBM et Microsoft, et désormais spécifié par l'Oasis, le langage BPEL gagne une popularité croissante pour la définition des processus métier et, jusqu'à un certain point, leur automatisation. Mais la plupart des workflows impliquent des interventions humaines que ce langage peine à représenter. Dès 2005, IBM et SAP ont travaillé sur de possibles extensions, baptisées BPEL4People. ' A ce jour, BPEL4People définit surtout un axe de travail et présente des cas typiques d'utilisation ', décrit Philippe Bournhonesque, directeur stratégie d'IBM Software France.

Des scénarios complexes

BPEL4People couvre ainsi un éventail de situations, allant de l'initiation d'un processus à sa terminaison, en passant par des phases possibles de validation, d'approbation, de sélection ou encore de modification à l'exécution. Il prévoit aussi des scénarios complexes ?" tels que l'enchaînement d'actions devant être réalisées par une personne, ou encore la séparation des tâches, quand un processus de décision doit être assuré en parallèle et de manière indépendante par plusieurs intervenants. De même, il définit des voies alternatives si une tâche sort de ses limites, en termes de durée d'exécution. Des notifications sont alors envoyées vers des destinataires préalablement sélectionnés.
Ces extensions rejoindront-elles le standard proprement dit ? Rien n'est arrêté pour l'instant, d'autant qu'il n'en existe pas encore de spécification formelle. ' Mais nous sentons que la représentation BPEL n'est pas suffisante pour certaines situations ', avance Philippe Bournhonesque.

Des cas d'utilisation calqués sur les situations réelles

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1. les rôles
La proposition BPEL4People définit trois rôles. L'initiateur est celui qui lance effectivement une instance d'un processus ?" son ' propriétaire ', en quelque sorte. Le ' stakeholder ' est en mesure d'intervenir sur l'exécution du processus (en fournissant par exemple des documents), ou simplement d'en observer le déroulement. L'administrateur métier peut assurer des tâches de supervision et d'optimisation de l'ensemble des instances. Il pourra, entre autres, interrompre le processus pour en améliorer l'exécution.

2. les liens
Certaines actions doivent pouvoir être affectées à des personnes, soit nommément, soit en fonction de leur appartenance à un groupe donné (vente, marketing, contrôle de gestion, etc. ). Il faut donc prévoir des mécanismes de sélection capables de prendre en compte les critères géographiques, de disponibilité, etc. Même si, dans de nombreux cas, ces informations ne sont pas connues au moment de la conception du processus.

3. les activités
BPEL4People introduit un nouveau type d'activité, que les moteurs d'exécution BPEL devront traiter de manière distincte. Ils seront tenus de générer des tâches et d'avertir toutes les personnes éligibles afin de les mener à bien. Pour cela, il leur faudra expédier des SMS, des e-mails ou des messages instantanés. Des dates limites pourront être spécifiées, de façon à garantir la qualité du niveau de service (SLA) pour les processus incluant des interventions humaines.

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