Qui est concerné ?
Une entreprise sur cinq, soit 18 % des organisations de plus de 200 salariés, font du mécénat. 53 % sont des PME. Des chiffres importants, qui laissent toutefois un fort potentiel de développement. Cette progression du
mécénat est due notamment aux effets de la loi du 1er août 2003, qui a clarifié ses mécanismes et offre une réduction d'impôts. Ces mesures incitatives ont, par ailleurs, favorisé la multiplication des fondations
d'entreprises. Sur les 180 existantes, 60 ont vu le jour depuis 2004.
Quelles sont les différentes formes de mécénat ?
Il existe plusieurs façons de pratiquer le mécénat. Le mécénat financier prédomine (88 % des entreprises). Mais d'autres formes gagnent du terrain : c'est le cas des dons en nature (31 % des entreprises) - matériels,
produits, technologie, prêt de locaux, etc. - et du mécénat de compétences (31 % des entreprises). Ce dernier modèle séduit les sociétés, qui, par ce biais, encouragent leurs salariés à se mobiliser personnellement pour une cause humanitaire ou
culturelle. Cette expérience change (partiellement) la vie des collaborateurs, et parfois même l'image qu'ils ont de leur entreprise.
Quels sont les différents domaines d'intervention ?
66 % des entreprises mécènes interviennent dans le domaine de la solidarité et 52 % dans la culture. Suivent le sport (22 %), l'environnement (19 %) et la recherche (11 %). De plus en plus, les sociétés
associent des actions relevant de ces différents champs d'intervention.
Source : étude de l'Admical (Association pour le développement du mécénat industriel et commercial), publiée en mars 2006. www.admical.org/
Lors de l'assemblée générale du Cigref l'an dernier, j'ai discuté avec Yves Trézières, le président de CIO sans frontières (1), de son engagement. Le concept de son association, très concret, m'a séduit. Il s'agissait de mettre mes compétences en systèmes d'information et celles de mon équipe au service d'une action humanitaire, sans intervenir directement sur le terrain.
Ce qui me permettait de concilier ma vie associative et familiale avec mes responsabilités professionnelles. Nous avons contribué à développer le portail de Télécoms sans frontières (2), en mettant à leur disposition la plate-forme de diffusion de SMS que nous utilisons pour contacter les candidats pour des missions d'intérim. Nous avons aussi aidé à son intégration, et travaillé sur les contenus afin que les ONG soient informées en temps réel en cas de catastrophe humanitaire. Elles doivent pouvoir disposer de toutes les données indispensables à l'organisation des secours (météo, cartes, etc.). Pour cela, nous avons utilisé notre réseau de connaissances dans le monde de l'informatique, et identifié, entre autres, les DSI de sociétés susceptibles de nous fournir des informations intéressantes. En effet, AXA ou Mondial Assistance, par exemple, ont, en tant qu'assureurs, une très bonne connaissance des pays.
Au final, c'est un vrai facteur de motivation pour l'équipe. Nous rencontrons, dans le milieu de l'humanitaire, des personnes que nous n'aurions jamais eues l'occasion de connaître par ailleurs. Elles ont vraiment besoin de notre aide, et sont même aussi exigeantes que nos clients !
(1)
www.ciosansfrontieres.org/
(2)
wwwtsfi.org/Télécoms
sans frontières est une organisation non gouvernementale française, qui secourt les sinistrés en cas de catastrophe humanitaire en mettant à disposition
temporaire des réseaux de télécommunication par satellite.
Parcours
Steria a créé en 2001, sous l'impulsion de son fondateur Jean Carteron, sa propre fondation.
' Une façon indirecte d'attirer des nouvelles recrues. '
' Dans le cadre de la fondation, des collaborateurs de Steria travaillent avec des étudiants - nous avons, par exemple, mis au point un clavier virtuel pour les gens à mobilité réduite.
Cela crée des liens forts. A la suite de l'opération, des élèves ont même rejoint la société. '
' Une cohésion de groupe. '
' La fondation donne du sens à nos projets. Au-delà des discours, c'est un moyen de véhiculer une image d'engagement et de faire connaître nos valeurs à travers des actions concrètes. Les collaborateurs de Steria parlent
entre eux de la fondation, qui crée de la cohésion dans des groupes de taille importante. '
' Un facteur de motivation. '
' S'engager à titre personnel n'est pas évident. A plusieurs, on peut construire des choses. Et avoir des retours de la part de personnes que vous avez aidées se révèle extrêmement gratifiant. Leur reconnaissance est
énorme. C'est un vrai motif de fierté et dépanouissement. '