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“ Sous l'impulsion des PME-PMI, le marché de l'iSCSI a quasiment doublé ces deux dernières années ”, se félicite Jean-Luc Dupon, responsable des solutions d'entreprise chez Fujitsu Siemens. Une opinion corroborée par les analystes du Gartner qui prévoient pour 2007 une forte progression des solutions en attachement iSCSI dont les ventes devraient croître de 109 % pour un CA de 21,4 M d'euros. Introduit en 2000, le SAN iSCSI qui s'appuie sur le protocole IP, a connu des débuts laborieux. S'il est en théorie possible de créer un réseau de stockage sur la base d'un réseau IP existant, la mise en pratique peut s'accompagner de problèmes imprévus. L'efficacité du transport TC-PIP pour l'encapsulation des blocs de données n'est nullement en cause. Le problème relève de l'incapacité des réseaux standard à pouvoir faire transiter simultanément les données d'entreprise et celles liées au stockage. Une limite à l'origine de nombreux ralentissements et engorgements sur le réseau qui a pu donner une mauvaise image de la technologie. Le problème a depuis été résolu par l'emploi de réseaux dédiés pour la plupart surdimensionnés qui s'appuient sur les récentes infrastructures dix Gigabits. “ La mise à disposition par Microsoft des pilotes iSCSI gratuits dans Windows Server 2003 a été l'un des éléments déclencheurs du décollage du SAN IP ”, reconnaît Alexandre Delcayre, directeur technique de FalconStor. Jusqu'alors, l'encapsulation des données nécessaires au fonctionnement du réseau de stockage IP reposait sur l'emploi de cartes TOE (TCPIP Offload Engine) de prix particulièrement élevé qu'il fallait installer sur le serveur. La mise sur le marché de processeurs puissants dans les baies et les serveurs de stockage permet dorénavant l'encapsulation directe des informations sans recourir à des adaptateurs de type HBA ou POE. Ceux-ci restent toutefois nécessaires dans de rares cas pour doper les performances du réseau. Une dépense dont les PME aux possibilités financières limitées peuvent se passer dès lors que la dégradation du service demeure négligeable. “ Bien que relativement marginal, l'iSCSI a beaucoup d'atouts à faire valoir face au vétéran Fibre Channel ”, assure Laurent Bartoletti, responsable stockage chez Sun. Les principaux avantages sont d'ordre financier. La technologie iSCSI peut se greffer sur le réseau d'entreprise existant. Un avantage considérable pour les PME qui peuvent ainsi se doter d'un réseau de stockage sans rien débourser ou presque. Entre autres points forts, le SAN iSCSI se targue d'une facilité d'administration exceptionnelle à la portée de tout informaticien moyen qui connaît le protocole IP. Il en va différemment de la technologie concurrente Fibre Channel qui s'appuie sur des infrastructures lourdes et onéreuses gourmandes en ressources humaines. “ Pour une entreprise sans grands moyens financiers, le choix du SAN iSCSI s'impose face au SAN FC dont le coût d'acquisition peut être 10 à 15 fois plus cher ”, affirme Alain Chanry, de Digital Storage.
Au-delà du débat sur les avantages respectifs des deux technologies SAN, force est de reconnaître que leurs performances deviennent, sur le papier du moins, relativement proches. Quant aux services de stockage disponibles, ils sont identiques. Avec la montée en charge prévisible de l'ISCSI, les grands noms du stockage changent leur fusil d'épaule. Après avoir joué la seule carte du SAN FC, ils deviennent chantres de la nouvelle technologie pour mieux toucher les PME. Parmi les chefs de file se retrouvent Network Appliance et les constructeurs spécialistes des serveurs de fichier qui militent depuis des années en faveur de l'iSCSI. Aujourd'hui, nul ne peut dire laquelle des deux technologies l'emportera à terme. Déjà l'interopérabilité entre les deux types de SAN est acquise. Les matériels sont disponibles et les fabricants comme HP s'adaptent à la nouvelle donne en proposant des solutions packagées prêtes à l'emploi. Pour l'instant, l'iSCSI trouve ses débouchés dans la messagerie et les bases de données. Les applications critiques restent encore l'apanage du Fibre Channel. Toutefois la tendance pourrait brutalement s'inverser.
L’iSCSI présente la plus forte progression. En 2010, le NAS et l’iSCSI auront la même part de marché.
Sur la période, l’iSCSI sera essentiellement déployé dans les environnements Linux et Microsoft.
Maîtriser le protocole IP est un pré requis indispensable pour créer un SAN opérationnel.
Analyser les besoins du client et auditer l'existant aident à déterminer les faiblesses de l'installation (serveurs peu puissants, commutateurs anciens) pour gagner en performances.
Bien connaître les techniques de virtualisation sert à mutualiser les ressources de stockage en mode delta bloc sous iSCSI.
Être capable d'identifier les différents services installés dans les baies permet de mettre en œuvre les mécanismes de gestion des données.
La fiabilité éprouvée du protocole IP utilisé sur tous les réseaux d'entreprise.
La facilité d'administration à la portée de tout informaticien pour un coût minime.
La réutilisation des commutateurs réseau existants évite l'achat de nouveau matériel.
L'interopérabilté des matériels permet par le biais de passerelles la migration vers le SAN FC.
De manière globale, toutes les PME dont plus de 60 % ne disposent pas encore de SAN.
Les entreprises qui utilisent les logiciels Microsoft comme SQL Serveur et Exchange.
Les grands comptes dans le cadre d'applications spécifiques dépourvues de criticité.
Les sociétés utilisatrices de NAS dans le cadre de leur activité.
Pourquoi proposer de l'iSCSI ?
C'est un technologie mature qu'il est opportun de proposer aux clients en raison du coût sans commune mesure avec celui du SAN Fibre Channel, pour des niveaux de qualité et de performances très proches. De plus en plus de grands comptes font des tests et choisissent l'ISCSI pour des raisons de coût et de compétitivité. Quelques applications lourdes restent sur SAN FC.
Quels sont les écueils à éviter ?
Les clients perçoivent mal leurs besoins. Ils n'arrivent pas à évaluer la charge nécessaire au réseau SAN et voient parfois trop grand. Si nous préconisons souvent la mise en place d'un réseau dédié, il y a des cas où l'installation existante suffit à faire transiter les données d'entreprise et du stockage. Nous proposons de réaliser une maquette.
Le marché est-il rémunérateur ?
Relativement. Les clients font le tour de la concurrence et s'intéressent surtout à notre valeur ajoutée. Le service reste limité dans le cas du iSCSI car la technologie est simple.
Stordata
















