La gestion en flux tendu à la portée des sites d'e-commerce

Avec sa méthode Epsilon, L4 Logistics accroît la productivité des commerçants en ligne dans la préparation de leurs commandes.
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La gestion en flux tendu est souvent un cauchemar pour les distributeurs en ligne. Selon le schéma classique, ils gèrent une par une leurs milliers de commandes quotidiennes, multipliant les déplacements ou s'appuyant sur des trieurs, à la fois onéreux et d'une capacité limitée. La méthode brevetée d'Epsilon, proposée par la start up L4 Logistics, inverse ce processus. Pour réduire le coût lié à la manipulation, les produits sont conduits vers les commandes, et non l'inverse. Partant d'un ensemble de commandes, on réunit les produits nécessaires, puis on effectue des tris successifs, tel le traitement postal du courrier.

A l'origine de cette méthode et d'un ensemble d'algorithmes permettant de traiter les opérations associées, Sébastien Valoggia et Alain de Lamazière. En début 2001, ils fondent L4 Logistics. Leur première cible, les start up du commerce électronique grand public souhaitant améliorer leur “ logistique fine ”. A savoir la gestion de nombreuses commandes, composées de quelques articles. Leur offre comprend une suite logicielle pour effectuer les opérations de ramassage, tri, préparation, et expédition des commandes, interfacée avec les principaux logiciels de stockage et de transport. Elle comporte aussi des prestations de services (études, développement, assistance) et des postes de tri. Grâce à une solution brevetée de contrôle de dépose à détection infrarouge, ces plates-formes mobiles et flexibles atteignent le 0 % d'erreur dans les opérations manuelles de tri (alarmes visuelles et sonores).

Jusqu'à 20 000 commandes par jour

Que la préparation de commandes s'effectue en flux tendu, sur stock, ou en mixte, le “ picking ” global avec Epsilon s'opère toujours à la manière du flux tendu. Ainsi la solution peut-elle intéresser l'ensemble des besoins en logistique fine – de quelques centaines de commandes à 20 000 par jour en moyenne. Au-delà, les trieurs automatiques deviennent intéressants. Même s'ils ne gèrent pas les retours, ou en partie seulement.

En 2003, L4 Logistics a aussi ouvert son propre entrepôt aux Ulis. Aujourd'hui, une quinzaine de PME ne disposant pas de leur propre infrastructure l'utilisent. Depuis deux ans, la start-up travaille avec les grandes entreprises du commerce électronique, de la VPC comme Redcats, des distributeurs traditionnels comme la Fnac, et des réseaux de magasins ou de franchisés comme Kiabi ou Feu Vert. Depuis peu, L4 Logistics s'intéresse à la distribution ciblant les professionnels, tels les électriciens, les infirmières ou les coiffeurs.

b.mathieux@01informatique.presse.fr

Chiffres clés

Date de création : janvier 2001.
Effectif : 80 salariés, dont 45 ingénieurs.
Fonds levés : 6,5 M d'euros.
Chiffre d'affaires : 5 M d'euros prévus en 2006, 10 M d'euros estimés en 2007.

Alain de Lamazière (L4 Logistics) : “ notre solution réduit de moitié les équipes de préparation de commandes dans l'e-commerce grand public ”

L'équipe :
Alain de Lamazière (à gauche), président, 64 ans. Polytechnicien et docteur en mathématiques, il était directeur du développement pour l'Europe de Hays.
Sébastien Valoggia (à droite), 33 ans, président du directoire, a lancé l'idée d'Epsilon. Cet ancien de l'Esilog (Metz) était ingénieur méthodes et études chez Hays.
Jean-Pierre Gautier, 39 ans, directeur du suivi client, est aussi passé par Hays.

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