Le CHU de Dijon, poisson pilote de la solution RFID de Geodis

En partenariat avec le CHU de Dijon, Geodis a mis au point un système de traçabilité pour gérer les armoires de linge.
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Chaque jour, près de 14 tonnes de linge transitent entre une blanchisserie industrielle et les sites du CHU de Dijon. Le linge propre est rangé dans des armoires à roulettes fermées, affectées à des unités de soin, puis acheminé par camion vers une quinzaine de lieux de déchargement. Une fois sale, il revient dans des chariots aux formats variables, via un autre flux logistique. En tout, 500 contenants - un coût unitaire de 200 à 300 euros -, assurent la logistique du linge hospitalier.

Un projet financé en partie par le fournisseur

Le CHU de Dijon souhaite optimiser la taille de son parc de contenants, en évitant le détournement de leur fonction principale (transformation en poubelle, par exemple) et en définissant un taux de rotation idéal par service. Il veut aussi se prémunir contre toute rupture dans l'acheminement du linge, établir la preuve de la livraison des contenants, et enfin, assurer une meilleure gestion de leur propreté afin d'éviter les maladies nosocomiales. En début 2006, Geodis lui propose une solution. A travers la réalisation d'un pilote, le logisticien prévoit de développer une offre de traçabilité, réplicable à d'autres flux logistiques hospitaliers : bacs de pharmacies centrales, armoires stériles de blocs opératoires… Geodis prend donc à sa charge une bonne partie de l'enveloppe budgétaire du projet avec l'objectif, à terme, de commercialiser un système abordable auprès d'autres hôpitaux.

Une solution classique de tags RFID passifs de 13,56 MHz pour les contenants aurait nécessité l'équipement de l'ensemble des camions et des quais de chargement en lecteurs adaptés. Geodis et le CHU optent donc, en juillet 2006, pour une solution matérielle plus économique. Seuls les cinq camions de livraison seront dotés de lecteurs UHF, connectés en GPRS au système de suivi de contenants Optitr@ck de Geodis (en mode ASP). Grâce à la fréquence choisie et à l'auto-alimentation (pile au lithium) des tags apposés sur les contenants et les quais, la portée de lecture s'avère suffisante pour se passer de toute manipulation par les chauffeurs. Plus besoin, donc, de les former ou de les équiper de matériels plus ou moins durables. Surtout, les sites de chargement du CHU ne nécessitent plus de PC et de middlewares pour récupérer les données. Et globalement, les différentes étapes du processus restent inchangées.

Le déploiement de la solution complète a commencé en début 2007, avec la fixation des tags sur l'ensemble des contenants. Une analyse approfondie des résultats en période de fonctionnement réel sera réalisée au cours des deux à quatre prochains mois.

b.mathieux@01informatique.presse.fr

Des conteneurs suivis à la trace

Au départ du quai, le lecteur du camion détecte la coupure du contact avec le tag du quai. Il déclenche alors un inventaire des armoires roulantes et chariots qu'il contient. Cet inventaire est transmis par GPRS et internet à l'application Optitr@ck, qui fait la relation avec l'inventaire global. Le CHU de Dijon accède à ces informations sur le site de Géodis.

CHU de Dijon

Activité : centre hospitalier.
Siège : Dijon.
Effectif : 6 060 personnes en 2005.
Budget d'exploitation : 350 M d'euros en 2005.
Nombre de lits : 1 635.

Système de suivi de contenants Optitr@ck de Geodis, en mode ASP.
Lecteurs RFID 2,45 GHz, avec module GPRS (35 m de portée en mode non directionnel).
Tags RFID 2,45 GHz actifs (17 euros l'unité).

S'adapter aux processus existants.
Eviter de créer des opérations supplémentaires pour les chauffeurs, notamment lors de la lecture des identifiants.
Limiter au minimum les déploiements de matériels sur les sites logistiques.

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