![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Rarement utilisé dans les offres d'emploi, le libellé généraliste de “ technicien systèmes et réseaux ” renvoie à une kyrielle d'activités : supervision de réseaux, exploitation, pilotage, voire support utilisateurs, déploiement de parc, ou maintenance, par exemple. Compte tenu de la complexité croissante des technologies, le marché du travail distingue nettement le volet systèmes de celui réseaux et télécoms. Les cursus de formation initiale intègrent cette réalité. Mais dans les deux filières, le constat est le même, et la reprise sur le marché de l'emploi n'a pas changé la donne.
Les enquêtes menées ces quatre dernières années confirment qu'environ 80 % des titulaires d'un DUT – qu'il soit informatique ou réseaux et télécoms – poursuivent leurs études pour décrocher une licence, un Master, ou entrer dans une école d'ingénieurs. En cause, le diktat du profil type recherché par la majorité des SSII et entreprises utilisatrices – un diplômé de niveau bac+4 ou 5 –, qui continue de peser sur les esprits.
Un état de fait que déplore Nelly Bensimon, chef du département informatique de l'IUT de Montreuil. “ Ce sont généralement les étudiants les moins bons qui poursuivent leurs études pour masquer leurs carences et rester “ au chaud ” deux ou trois ans de plus. ” Au risque de s'ennuyer. “ En licence ou en Master 1, les étudiants n'élargissent pas leurs compétences informatiques. Ils gagnent en structuration théorique. ” Un apport peu à même de séduire les entreprises, qui recherchent avant tout dans les diplômés des cycles courts leur faculté à être immédiatement opérationnels.
Or, selon Nelly Bensimon, la demande en bac+2 n'est pas satisfaite. “ Des postes en exploitation ou en pilotage exigent un large spectre de connaissances en développement, en réseaux, et en bases de données, que couvre un DUT. ” Partenaire de l'IUT, BNP Paribas recrute donc chaque année des apprentis pour pallier ce manque.
Et les titulaires d'un DUT qui ont préféré entrer dans la vie active ne semblent pas le regretter. “ Quatre ou cinq ans plus tard, ils occupent une fonction d'ingénieur ou assimilé, et nous demandent des stagiaires ”, précise-t-elle. Pour ce type de progression éclair, il est toutefois conseillé d'intégrer le service informatique d'une PME, ou des SSII comme Accenture ou Unilog, qui ont fait le choix de proposer des plans de carrière à des bac+2.
Du côté des IUT télécoms et réseaux, le cursus a été complètement refondu en 2005 pour accompagner l'évolution technologique, et notamment la convergence téléphonie-informatique. “ Nous proposons de plus en plus de formations à la voix sur IP, alors qu'elles n'existaient pas il y a trois ans ”, observe Christian Soutou, président de l'Assemblée des chefs de département réseaux et télécoms. Par modules de 30, 60, ou 90 heures, le programme couvre une large palette de connaissances dans l'électronique, le traitement du signal, l'architecture réseaux, ou la téléphonie mobile. Et pour ceux qui souhaitent se spécialiser, une licence professionnelle a été récemment créée. Elle rencontre un certain succès. La moitié des 28 départements informatiques des IUT français la proposent, et 500 étudiants y étaient inscrits en 2006, contre 81 en 2004.
Les employeurs naturels de ces DUT et licences professionnelles sont les opérateurs (Orange, SFR, etc.), les grands intégrateurs (NextiraOne, ETDE, Amec Spie Communications, Graniou, etc.), mais aussi des grands comptes comme Airbus. Sans négliger le vivier des petits installateurs-intégrateurs, qui s'adressent localement aux PME et aux collectivités. Pour Guy Tétu, délégué général de la Ficome, leur fédération professionnelle, la profession souffre d'une pénurie de techniciens-installateurs, experts à la fois en voix et en données. “ De façon plus émergente, elle recherche aussi des analystes d'infrastructures de réseaux capables de mener un audit de l'existant de bout en bout. ” Ce type de mission requiert plutôt un niveau bac+2. Mais la Ficome a aussi participé, en collaboration avec l'Education nationale, à la création d'un nouveau bac professionnel, baptisé systèmes électroniques numériques.
Évolution de carrière
Administrateur de systèmes et réseaux, responsable d'un service informatique d'une PME.
Compétences
Montée en compétences en raison de la complexité croissante des technologies (voix sur IP, Wi-Fi, outils de mobilité, etc.).
Expérience
Premier poste pouvant être occupé par le titulaire d'un bac professionnel ou d'un bac+2 technique. Une expérience chez un opérateur s'avère utile pour évoluer.
Fourchette de salaires
23 000 euros en moyenne
















