











Si les criminels devaient jusqu'à maintenant se méfier des caméras de surveillance, ils devront dorénavant se méfier également des sites de partage de vidéos. Aux Etats-Unis, un policier a décidé de poster sur Youtube les images de deux hommes vidant un distributeur automatique avec des cartes bancaires volées. Il a ensuite envoyé par e-mail le lien de la vidéo à près de 300 collègues et organisations professionnelles susceptibles de les identifier, rapporte l'Associated Press.
Utiliser les sites de partage de vidéos pour identifier des suspects est une technique qui fait son chemin de l'autre côté de l'Atlantique. De la même manière, au Canada, des images d'un crime perpétré à la fin d'un concert hip-hop ont été diffusées en ligne. L'objectif pour la police était de lancer un appel à témoin pour retrouver l'auteur du coup de poignard meurtrier.
Dans les deux affaires, les suspects ont été appréhendés, mais les forces de police se montrent circonspectes sur le rôle effectivement joué par Youtube. Dans les deux cas, le succès de l'enquête serait lié aux méthodes traditionnelles. Interrogé par l'agence de presse américaine, un officier de police canadien estime qu'il est difficile de savoir exactement quel rôle YouTube a joué dans la résolution de l'affaire, le témoin clé ayant déclaré ne jamais avoir vu la vidéo sur Internet.
Toutefois, les images postées par les autorités ont connu un grand succès. En moins de quinze jours, 35 000 personnes auraient regardé l'agression en ligne. Le vol du distributeur aurait également attiré plusieurs milliers de visiteurs.
Si elle peut aider les forces de l'ordre à résoudre des enquêtes, cette méthode pose néanmoins des questions juridiques, comme le respect de la vie privée des agresseurs et surtout de celle des victimes.
















