Actualités
|
![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Vous avez suscité l'étonnement en signant un énorme contrat Linux avec PSA. Quelle en est la conséquence pour le marché ?
Christophe Therrey : Le timing était parfait. Le contrat a été annoncé le jour même où Microsoft a fêté la sortie de Windows Vista. Il porte sur le déploiement de 20 000 postes de travail sous Suse Linux. C'est le premier projet de cette envergure. Les précédents grands déploiements, comme celui de l'Unedic, par exemple, étaient limités à des applications monotâches. Dans le cas de PSA, les postes visent une utilisation classique : bureautique, messagerie et Internet. Ce contrat va propulser le marché de l'informatique bureautique sous Linux. Plus de 100 sociétés ont pris contact avec nous pour étudier des déploiements entre 500 et 30 000 postes. Nous prévoyons une adhésion massive dans les 18 prochains mois. En quelque sorte, tout le monde a attendu que le premier se jette à l'eau.
Les partenaires seront-ils impliqués dans ces projets ?
C. T. : Dans le cas de PSA, aucun partenaire n'a été mis dans la boucle. Le constructeur veut se charger lui-même de la maîtrise d'ouvrage car, comme c'est un projet très novateur, il existe peu d'expérience sur le marché. Mais à l'avenir, les sociétés de services et de conseil seront évidemment sollicitées, notre but n'étant pas de fournir ce type de prestations. D'ailleurs, nous sommes en recherche de partenaires. C'est l'occasion pour eux de constituer un nouveau portefeuille d'activités. Concrètement, nous voulons recruter cette année trois sociétés de conseil capables de faire l'assistance à maîtrise d'ouvrage et une quinzaine d'intégrateurs pour le déploiement et le support.
Vous concurrencez Microsoft et vous signez un accord avec lui. N'est-ce pas contradictoire ?
C. T. : C'est un cas typique de “ coopétition ”. Microsoft ne peut pas fermer les yeux sur l'essor de Linux dans l'entreprise. Il faut bien qu'il s'adapte à cette nouvelle donne et notre accord avec lui va dans ce sens.
Pouvez-vous rappeler le contenu de cet accord ?
C. T. : Sur le plan technologique, nous voulons assurer l'interopérabilité de nos solutions de virtualisation et de nos annuaires. Les premiers résultats devraient être annoncés en été et vers la fin de l'année. Dès l'été, nous allons proposer des plugins ODF pour la suite bureautique Office. Au plan juridique, nous avons conclu un accord de protection de nos clients pour exclure des éventuels procès de propriété intellectuelle. Côté commercial, nous mettons en commun des ressources pour la vente de Suse Enterprise Server auprès des clients de Microsoft. Ce dernier a acquis 70 000 souscriptions annuelles, qu'il propose directement à ses clients.
En quoi les partenaires sont-ils concernés ?
C. T. : Il n'y a pas d'implications directes et nous sommes en réflexion pour éventuellement étendre l'accord aux réseaux de partenaires. Néanmoins, il y a déjà des bénéfices indirects. Cet accord accroît sensiblement la crédibilité de nos solutions auprès des entreprises, ce qui va augmenter le volume d'affaires chez nos revendeurs. Par ailleurs, nous avons pu accueillir trois importants partenaires Microsoft au sein de notre réseau.
La communauté Linux ne semble pas approuver cet accord…
C. T. : Pour certains, c'est un pacte avec le diable. Mais il faut dédramatiser le débat. Notre objectif est d'étendre l'utilisation de Linux au sein des entreprises, pas de faire des guerres de religions.
Quel bilan faites-vous du salon Solutions Linux ?
C. T. : La fréquentation diminue, mais les visiteurs sont plus professionnels. Ce salon reste notre principal investissement marketing annuel.
Activité : éditeur.
Date de création : 1988.
Siège social : Puteaux (92).
Effectifs : 51 personnes.
CA annuel : 11 M d'euros au 31 octobre 2005 ; 967 M$ en 2006 dans le monde.
Principaux partenaires : 75 VAR certifiés, 4 grossistes (Best'Ware, Azlan, Westcon, Logix).
















