01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment

GFI à l'orée d'un nouveau cycle de développement

L'arrivée du fonds Apax Partners dans son capital assoit la solidité financière de la SSII. La rumeur le donnait partant, mais Jacques Tordjman, son PDG, reste aux commandes.

Le ' feuilleton GFI ' tient son épilogue. Comme le pressentait la rumeur, la SSII accueille le fonds d'investissement Apax Partners au sein de son capital. La société procédera à une augmentation de capital de 56 millions d'euros. Elle sera réservée à Itefin Participations, holding contrôlée à 56 % par Apax Partners et à 44 % par les dirigeants actionnaires actuels, dont Jacques Tordjman, le président de la SSII. Cette dernière donnée est la véritable surprise de cette annonce. A 65 ans, le dirigeant, supposé partant à la fin de son mandat ?" qui arrive à échéance cette année ?", repart en campagne. Prenant ainsi à contre-pied tous les observateurs.
A l'issue de la transaction, Itefin Participations disposera de 27 % du capital de la SSII française. Ce qui en fera son actionnaire de référence. Le but de l'opération : stabiliser un actionnariat fortement volatil, et jusque-là très dilué. ' Malgré de nets progrès dans la transformation de l'entreprise, force est de constater que nous n'avons pas réussi à créer de la valeur pour les actionnaires stables, relève Jacques Tordjman. De nombreux va-et-vient permanents favorisent la spéculation. Cette volatilité est à l'origine d'une sous-valorisation chronique de GFI. ' Une décote que le dirigeant situe aux alentours de 20 à 30 %.
En dehors de Jacques Tordjman, qui détenait une participation de 9,3 %, GFI n'avait pas, jusqu'ici, d'actionnaire de référence. Et cette configuration ne favorisait pas la stabilité du titre. Les rumeurs sur l'éventuel départ de son président, et l'impossibilité d'effectuer des acquisitions par échange de titres ou de lever des fonds en raison de la faiblesse de l'action, ont freiné le développement de la SSII.

Objectif : le milliard d'euros

Symptomatique de l'intérêt grandissant des fonds d'investissement pour le secteur des services informatiques, cette opération de capital développement avec effet de levier doit aider la société à accélérer la mise en place d'un nouveau plan de développement. Celui-ci sera dévoilé lors de l'annonce des résultats annuels. Il vise à construire, d'ici trois à cinq ans, une société de 1 milliard d'euros (chiffre d'affaires 2005 : 543,8 millions d'euros) parmi les plus profitables du secteur.
Cette opération financière devrait aider GFI à ' rattraper, à court terme, son défaut de valorisation ', assure Jacques Tordjman. Et, à moyen terme, à financer les opérations de croissance externe essentielles. En France, la préférence va à des sociétés de 200 à 300 personnes occupant des niches technologiques, tel le développement d'applications embarquées ou de solutions de GRC. A l'étranger, les acquisitions seront plutôt orientées vers un gain de volume et localisées en Europe du Sud. Au-delà, la volonté du président de GFI est de gagner en valeur ajoutée pour se départir de l'étiquette de SSII trop généraliste. Et cela, en se positionnant sur des prestations récurrentes ou sur des expertises technologiques.
o.discazeaux@01informatique.presse.fr

GFI en chiffres

Chiffre d'affaires 2005 : 543,8 M d'euros. GFI mise, pour 2006, sur un chiffre d'affaires avoisinant les 620 M d'euros.
Résultat d'exploitation 2005 : 29,7 M d'euros, soit 5,4 % de marge (plus de 6 % prévus en 2006).
Métiers :
Consulting : 10 %.
Ingénierie et intégration de systèmes et de solutions : 67 %.
Infogérance : 23 %.
Effectif : plus de 8 000 salariés aujourd'hui avec l'acquisition des sociétés Adelior et Actif en janvier 2006.

2 questions à... : David Salabi, directeur associé de Financière Cambon, cabinet de conseil en fusions-acquisitions de PME

Quel enseignement peut-on tirer de cette opération financière ?
' La tendance à l'entrée de fonds de " Private Equity " au capital de SSII se confirme. Quelques mois plus tôt, le fonds Weinberg Capital Partners a amorcé le mouvement en procédant à une offre publique d'achat sur Team Partners avec augmentation de capital. Le secteur financier agissant souvent par mimétisme, de nombreux acteurs devraient s'inspirer de cette opération. '

Pourquoi les fonds s'intéressent-ils de plus en plus aux SSII ?
' Les fonds d'investissement disposent d'une somme de liquidités de plus en plus importante. En outre, ils se structurent sur le marché des services informatiques : on assiste à l'éclosion d'équipes dédiées aux opérations sur des sociétés de 100 à 150 millions d'euros. Dernier facteur favorable : l'argent est disponible pour assurer des opérations à effet de levier par emprunt auprès des banques, car celles-ci sintéressent de nouveau au secteur des services informatiques. '

envoyer
par mail
imprimer
l'article
Nos partenaires