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Du temps où utilisateurs et serveurs se trouvaient sur le même réseau local, le besoin d'optimiser le réseau ne se ressentait pas. Désormais, les entreprises concentrent leurs moyens informatiques sur le site central ou dans des centres informatiques. Du coup, tous les échanges empruntent le réseau longue distance. Parallèlement, la voix sur IP (VoIP) s'impose.
Auparavant, en téléphonie traditionnelle, chaque site était indépendant, car équipé d'un commutateur privé (PABX). Avec la VoIP, l'architecture devient centralisée. Un serveur d'appels pilote les communications du site principal comme celles des établissements distants. Là encore, le réseau longue distance est beaucoup plus sollicité. Le trafic explose.
Certes, des technologies comme le DSL ou Ethernet ont mis le haut-débit à la portée des entreprises. Mais les applications gourmandes en bande passante encombrent les tuyaux. Le débit n'est que l'un des critères de qualité de service. La latence, la gigue, le taux de perte de paquets en constituent d'autres. Pour maîtriser ces paramètres, élargir la route ne suffit pas ; il faut aussi canaliser le trafic, hiérarchiser les flux, éliminer les requêtes en double ou inutiles, museler les protocoles les plus bavards, et compresser ce qui peut l'être.
On associe ces procédés pour rendre le trafic le plus fluide possible sur le réseau. Le but est de raccourcir le temps de réponse des applications. Les techniques d'optimisation de trafic sont apparues en plusieurs vagues.
La première vise à gérer la bande passante. L'administrateur définit alors des catégories de trafic, et affecte à chacune d'elles une fraction de cette bande passante. Le boîtier d'optimisation identifie les flux et les répartit entre les catégories. Allot, Packeteer et le Français Streamcore sont à l'origine de ces techniques. La gestion de bande passante discipline le trafic : les bavards ne mobilisent plus toute la bande passante, mais la quantité d'informations à véhiculer reste la même.
La deuxième vague s'attaque à ce problème avec la compression et les systèmes de cache. Acquis depuis par Juniper, Peribit a été précurseur sur ce secteur. Les constructeurs, pour réduire davantage le trafic, se sont concentrés sur le contenu. Ils se sont d'abord intéressés au niveau 4, en muselant le bavard TCP (Transport Control Protocol). Les nombreux acquittements alourdissent les échanges. Ces précautions se justifiaient du temps où les réseaux étaient peu fiables. Ce n'est plus le cas. Puis les industriels sont montés jusqu'au niveau 7 (les applications) : c'est l'accélération applicative. Ils ont débuté en optimisant des protocoles tels CIFS (Common Internet File System), Mapi (Messaging Application Programming Interface) - tous deux de Microsoft -, et UFS (Unix File System). Bavards, prévus pour fonctionner sur réseau local, ils pénalisent les réseaux longue distance.
Or, ces protocoles sont très utilisés dans des architectures comme WAFS (Wide Area File Services), le système de virtualisation de fichiers que les entreprises adoptent de plus en plus, notamment dans les agences. Riverbed fut l'un des pionniers de l'accélération applicative. Ces techniques se combinent, et sont appliquées selon les besoins. Packeteer, Ipaneam, ou F5 comptent parmi ceux proposant l'offre la plus complète. Le développement des services Web contribue aussi à alourdir le trafic, à base de HTPP et de XML. Le Français Activnetworks s'est spécialisé dans la résolution de ce problème.
















