“ Nous proposons la commercialisation de composants métier en mode SaaS ”
Jean-Charles Deconninck, président du directoire de Generix.
Décision Distribution
le 20/03/2007 à 11h13
Lorsque vous avez repris Generix en 2005, la société affichait 4,5 M d'euros de dettes et une perte nette de 3,3 M d'euros. Aujourd'hui, elle est bénéficiaire. Qu'avez-vous fait ?
Jean-Charles Deconninck : Lorsque j'ai pris mes fonctions en mars 2005, j'ai immédiatement présenté un plan de retour à la rentabilité. L'objectif était la remise à l'équilibre de la société à la fin de l'année. Une mission ambitieuse mais réussie, puisque nous avons dégagé 200 000 euros de résultat net à la fin 2005. Parmi les grands changements qui ont été opérés pour atteindre cet objectif, nous avons recentré l'activité de la société sur son cœur de métier, à savoir l'édition de logiciels. Il fallait en finir avec cette double casquette d'éditeur et d'intégrateur, chacun de ces métiers ayant des caractéristiques et des modèles économiques différents. Lorsque j'ai repris l'entreprise, elle comptait 237 salariés et en fin de réorganisation, l'effectif s'était établi à 193 personnes.
Suite à cette évolution, vous avez procédé à deux acquisitions. Que vous ont-elles apporté ?
J-C. D. : En mai 2005, nous avons acheté par échange d'actions, Ceitel, un éditeur de solutions de vente et de pilotage des réseaux de magasins. Ces offres sont venues compléter nos modules de vente, achats, logistique, finance, chaîne d'approvisionnement, destinés aux enseignes de la grande distribution et aux entreprises du négoce. En novembre dernier, nous avons racheté Influe, spécialiste de l'EDI. Cet éditeur nous apporte son savoir-faire en matière de traduction, structuration, synchronisation et transmission des données interentreprises. Le rapprochement entre cet éditeur de solutions de transaction interentreprises et nous, éditeur de PGI, nous permet maintenant de proposer aux marchés du négoce, de l'industrie et de la distribution, une plate-forme de traitement et de synchronisation des flux physiques – gestion de l'approvisionnement, logistique, traçabilité – et des flux logiques – facturation, transmission d'information, dématérialisation – de données.
Au-delà de la diversification de votre portefeuille produits, avez-vous fait évoluer la commercialisation de vos solutions ?
J-C. D. : Dans une économie de marché mondiale où la réactivité est primordiale, les entreprises ne peuvent plus se reposer sur des systèmes d'information figés, qui les freinent dans leur adaptation au marché. Elles doivent disposer de systèmes d'information ouverts et flexibles, intégrés dans leur écosystème – multiclient, multifournisseur. Dans notre vision de l'évolution de l'économie, le système d'information doit devenir un consommable dont on utilise les fonctions lorsqu'on en a besoin. C'est pourquoi nous proposons nos solutions sur la base du “ on-demand ”, c'est-à-dire accessible en mode locatif et rémunéré à l'usage. Cela s'apparente au fameux SaaS – Software as a Service – un concept qui permet à une multitude d'entreprises de toutes tailles d'accéder à des briques applicatives – gestion des achats partagés, gestion de catalogue, stocks, CRM, gestion de la logistique… Toutes ces solutions sont disponibles et sont partagées au travers de portails collaboratifs.
Comment travaillez-vous avec vos partenaires intégrateurs ?
J-C. D. : En un peu plus d'un an, nous avons constitué pour Generix un réseau de grands partenaires intégrateurs fonctionnels – Sopra, Unilog, Accenture. De son côté, Influe assurait le développement de sa solution s'appuyant occasionnellement sur des partenaires technologiques – Ares ou Euriware. Notre stratégie est de poursuivre nos relations avec ces intégrateurs et de constituer à terme, un réseau d'une dizaine de partenaires certifiés. C'est un nombre qui nous paraît suffisant pour cibler nos marchés et pour entretenir la relation de proximité qu'exige la complexité de nos solutions. Il nous faut être pragmatique en la matière.
Generix
Activité : éditeur de solutions collaboratives.
Date de création : 1990.
CA 2005 : 21 M d'euros.
CA 2006 : 23,5 M d'euros.
Résultat net 2005 : 0,2 M d'euros.
Résultat net 2006 : 2,5 M d'euros.