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Quel système d'exploitation choisir pour accéder aux applications Web : Microsoft Windows, Apple Mac OSX ou une distribution Linux ? Réponse d'Adobe : peu importe, un client riche indépendant de l'OS est suffisant, voire même préférable. Celui d'Adobe, baptisé Apollo, est aujourd'hui disponible en version alpha.
Ce client riche mêlera à terme les capacités des lecteurs Acrobat et Flash, et sera aussi capable d'afficher les applications Web, construites en HTML et en Javascript. Dans cette version, le lecteur idoine embarque le Flash Player 9 et la brique open source WebKit (à la base de Safari, le navigateur d'Apple).
Le client Apollo saura aussi piocher des données sur le poste client de l'utilisateur. “ L'accès se fait sur les fichiers, détaille Michaël Chaize, consultant chez Adobe France. Mais il n'est pas possible de modifier la base de registre ou de piloter les bibliothèques logicielles [DLL, NDLR]. ” Pas question non plus de lancer une application comme Excel depuis le lecteur. Quant à la connexion au système informatique de l'entreprise, elle se programme avec Flex Data Services, une application Java qui gère le flux de données entre le client riche et le serveur.
Le lecteur fonctionne en mode connecté et déconnecté, grâce à des mécanismes de synchronisation des données synchrones et asynchrones, ce qui lui donne un avantage par rapport à un navigateur Web.
“ Du point de vue de l'interface, Apollo sera très séduisant, estime Guillaume Plouin, responsable de la veille technologique chez SQLI. En revanche, son système de connexion aux données du système d'information n'est pas aussi mûr que pour les applications développées dans les environnements Java ou .Net. ”
Adobe veut faire d'Apollo le client des applications internes à l'entreprise, mais il veut que son lecteur devienne également indispensable pour les applications externes. C'est-à-dire accessibles par les réseaux de vente, les clients et les partenaires de l'utilisateur. Il n'est en revanche pas question de supplanter le navigateur.
Tel que proposé au téléchargement sur le site du laboratoire d'Adobe, Apollo consiste en un outil pour développer des applications client riche (sous forme d'un kit de développement Apollo alpha development SDK ou d'une extension pour l'outil de développement de clients riches Flex Builder 2.0.1) et d'un moteur d'exécution, Apollo Runtime.
A noter que dans cette version Alpha, Apollo n'est disponible que pour les systèmes d'exploitation de Microsoft (Windows XP Service Pack 2 et Vista Home premium edition) et d'Apple Mac OSX 10.4 (processeur PowerPC ou Intel). Enfin, la prise en charge des fichiers PDF arrivera dans les prochaines moutures.
Adobe n'est pas seul sur le créneau du client riche sur poste client. Son package entre en concurrence frontale avec les produits proposés par IBM (Eclipse RCP), Oracle (WebCenter Suite) et Microsoft (Windows Presentation Foundation Everywhere, WPF/E). L'éditeur de Redmond espère également faire de sa suite bureautique Office un client pour les applications métier.
















