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GFI Informatique vient de regrouper l'ensemble de ses activités d'infogérance dans une branche baptisée Infrastructures et Production. Cette nouvelle entité compte à ce jour 1 200 personnes. La moitié des effectifs est issue des acquisitions d’Adelio et d’Actif, réalisées début 2006. L’autre moitié provient des services d’infogérance propres à GFI.
“ Nous avons mis un an pour fusionner et industrialiser toutes ces activités et les rendre opérationnelles, explique Jean-Luc Dagron, directeur de GFI Infrastructures et Production. Maintenant nous disposons d'une organisation matricielle, c'est-à-dire avec d'un côté les lignes de produits et de l'autre des agences de proximité. ” Auparavant, chaque agence de GFI était en effet plus indépendante dans le choix de son offre de services.
L’infogérance représente maintenant près d'un quart des revenus de la SSII. C’est devenu son activité la plus importante, après son métier historique d’intégration de systèmes, qui pèse un peu plus de la moitié (54 %) du chiffre d’affaires. Cette nouvelle passion pour les infrastructures est loin d’être désintéressée.
Certes, l’infogérance est moins rentable que l’intégration de systèmes ou le conseil. Mais elle permet d’avoir de meilleurs taux d’activité par collaborateur et des revenus récurrents. “ L’infogérance apportera aussi une valeur de plus en plus importante aux entreprises, car l’infrastructure et la production sont devenues des éléments critiques pour leurs applications métiers ”, précise Jean-Luc Dagron.
Pour gagner en rentabilité, GFI va également développer l'offshore. Jusqu’à présent, la SSII avait trois centres d’hébergement en France pour l’infrastructure et la production (Lyon, Nantes et Sophia Antipolis). Elle vient d’ouvrir un quatrième centre d'infogérance au Maroc (Casablanca), son premier à l’étranger. Jusqu’alors, ledit centre ne réalisait que de la tierce maintenance applicative. L’ouverture d’autres centres à l’étranger est envisagée. “ Il n’y a pas de raison d’arrêter. Cependant, comme nous privilégions une certaine proximité culturelle et géographique, nous n’avons pas l'intention d'aller en Inde ”, poursuit Jean-Luc Dagron.
L'Hexagone n'est pas pour autant délaissé : GFI y prévoit un plan de recrutement ambitieux. Son objectif est de passer de 1 200 personnes à 2 000 d’ici à trois ans. Les profils recherchés sont multiples. La SSII cherche non seulement des spécialistes en infrastructures (stockage, systèmes, bases de données, réseaux), mais aussi des ingénieurs d’intégration d’application pour la mise en production.
Par ailleurs, le groupe n’exclut pas la croissance externe et envisage d’autres acquisitions dans le domaine de l’infogérance. Il faut dire que le temps presse, car ses principaux concurrents Sogeti, Steria, Devoteam et Atos sont positionnés sur ce marché depuis un certain temps déjà.
















