Les machines virtuelles menacées
Selon le cabinet d'analystes Gartner, la virtualisation fragilise le système d'information des entreprises. Et requiert une politique de sécurité spécifique.
01net.
le 04/04/2007 à 14h41
Même si la virtualisation permet de réduire les coûts d'infrastructure en consolidant plusieurs serveurs d'application sur une seule machine physique, elle peut aussi se révéler une source supplémentaire de dépenses si l'on ne prend pas garde à la sécurité de ces machines, souligne le cabinet d'analystes Gartner Group dans un récent communiqué. La virtualisation utilise en effet une couche logicielle spécifique qui, en cas d'attaque, fragilise l'ensemble des processus virtuels
“ Comme toute nouvelle technologie, la virtualisation crée de nouvelle menaces. Beaucoup d'entreprises appliquent les mêmes pratiques de sécurité aux machines virtuelles qu'aux machines physiques. Même si c'est un bon début, cela ne suffit pas ”, estime Neil MacDonald, vice-président et associé de Gartner.
Une technologie adoptée trop vite
Pour sécuriser les environnements virtuels, le cabinet d'analystes donne quelques pistes : s'en préoccuper avant le déploiement d'instances virtuelles, protéger le logiciel de virtualisation (ou hyperviseur), penser à migrer les règles de sécurité en même tant que les machines virtuelles lors des processus de fail-over, etc.
Gartner souligne au passage que la rapidité avec laquelle la virtualisation a été adoptée est en partie responsable du manque de précautions prises dans les entreprises pour sécuriser les environnements virtuels.
Il pointe également du doigt l'immaturité des outils et des technologies dans ce domaine, voire leur absence. Par conséquent, selon lui, environ 60 % des machines virtuelles en production en 2009 seront moins sécurisées que leurs homologues physiques.