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La bêta 3 publique du successeur de Windows Server 2003 – connu sous le nom de code Longhorn – est désormais disponible au téléchargement. Rien de révolutionnaire à attendre sur le plan technologique : les principales fonctions étaient déjà présentes dans la CTP (Community Technology Preview) d’avril de la bêta 2.
Il s'agit, en revanche, de la première bêta publique de Longhorn. Dans le même temps, commence le programme TAP (Technology Adopter Program) : il permet à des clients et à des partenaires sélectionnés de tester le logiciel et les développements liés en bénéficiant de l'accompagnement de Microsoft.
Pour autant, le chemin de croix n’est pas encore fini pour le futur système d’exploitation serveur.
- Été 2007 : en fonction des remontées des testeurs, sortie des release candidate (RC). Le produit est finalisé en termes de fonctions.
- Novembre 2007 : finalisation du produit avec la RTM (release to manufacture) pour l’OEM et les grands comptes.
- Février 2008 : disponibilité des logiciels en boîte pour les revendeurs (VAR).
Première publication le 10/4/2007
Une version quasi-finalisée de Longhorn est disponible en téléchargement. Le successeur de Windows Server 2003 met l'accent sur l'administration, la sécurité et la flexibilité.
Les testeurs passionnés et agréés n’ont pas à attendre pour mettre les mains dans Longhorn Server : une Community Technical Preview (CTP) de la bêta 3 est disponible. La bêta 3 de ce successeur de Windows Server 2003 contient toutes les fonctions embarquées dans la version finale, prévue pour novembre prochain. Pour Alain Le Hégarat, responsable marketing Windows Server, Longhorn devrait se distinguer de son prédécesseur dans trois domaines : l’administration, la protection et la flexibilité.
Alors qu’avec Windows Server 2003, il fallait passer par huit outils pour assurer l’administration (installation, mises à jour, sécurité, supervision…), Microsoft a tout réuni dans une seule console graphique, baptisée Server Manager. Pour les administrateurs et SSII désireux de mettre les mains dans le cambouis, Longhorn intègre aussi l’outil en ligne de commande PowerShell, sorti au même moment que Vista et Exchange 2007. L’avantage est que cet outil demande moins de qualifications en développement que ses prédécesseurs.
Une autre amélioration porte sur les typologies de comptes. Dans XP ou Server 2003 R2 il en existe trois : Network Service, Local Service et Local System. Un vrai fourre-tout : Local System permet d’accéder aussi bien aux fonctions de configuration d’un réseau Wi-Fi qu’à celles liées aux politiques de déploiement automatique de patch… C’est pour cela que six comptes sont utilisables dans Longhorn : Local System (avec ou sans accès distant), Network Service (idem) et Local Service (avec ou sans accès réseau).
Dans un même souci de simplification, il est maintenant possible de spécialiser les serveurs au moment de leur installation. Par exemple avec le mode “ Server Core ”. Ce type d’installation réduit les modules déployés au strict minimum. Ainsi une machine destinée à être serveur de fichiers ne comprendra pas le framework .net, ni le serveur Web IIS, encore moins Internet Explorer, et ne pourra pas être pilotée depuis un clavier et une souris.
Le but : réduire l’exposition aux dangers externes et internes. Ce mode Server Core s’applique également aux serveurs DNS (système de noms de domaine), DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol pour l’attribution, entre autres, des adresses IP) et aux annuaires d’entreprise.
Pour ce qui est de la flexibilité, des efforts ont été fait dans deux domaines : l’accès à distance aux applications et la virtualisation. Session Terminal Server et applications sur le poste de travail sont à même de cohabiter. Le double-clic sur une icône va non seulement lancer la session Terminal Server, mais aussi lancer l’application qui y sera acheminée.
Enfin, l’arrivée du Terminal Server Gateway autorisera les connexions à distance aux applications métier là où les sessions sécurisées (VPN) sont malaisées (réseaux Wi-Fi d’aéroports, réseau des clients, etc.). Quant à l’hyperviseur, la couche logicielle qui permet d'émuler une machine virtuelle, il pourra prendre en charge aussi bien les vieilles machines que celles fonctionnant sur multiprocesseurs 64 bits.
Pour Stéphane Kittler gérant et fondateur de la SSII Skap-Consulting, les PME ne vont pas acheter Longhorn à sa sortie. “ Cela se fera, comme pour Vista, au renouvellement des machines, la plupart sont amorties sur trois ans. ” Pour les PME, l’outil informatique est avant tout un outil : “ Avoir la dernière version, elles s’en moquent. D’autant qu’elles n’exploitent pas encore les possibilités qu’elles ont avec les précédentes versions du système d’exploitation serveur de Microsoft. ”
Mais, d'après Stéphane Kittler, certains points les intéressent au plus haut point et sont susceptibles d'accélérer l'adoption de Longhorn : notamment les services d’accès à distance Terminal Services, “ car Citrix est financièrement inabordable ”, et les fonctions de virtualisation.















