La fin du train-train du tri ?
Dans l'Administration, ce sont les DSI qui portent les projets fatals aux systèmes anciens de distribution de courrier.
01net.
le 01/02/07 à 00h00
Les DSI auront-ils la peau du Télédoc ? A Bercy, certains commencent à le penser. Avec la dématérialisation, le ministère des Finances voit fondre la paperasse traitée par ce système. Opérationnel depuis la construction du bâtiment en 1988, Télédoc est une curiosité au succès historique. Chaque jour, ce réseau de rails souterrain achemine, dans 450 wagonnets lancés à 0,5 m/s, près de 5 tonnes de courrier entre les 140 stations d'arrivées interne au ministère. Pour relier les deux points extrêmes du réseau, moins d'un quart d'heure. De la belle ouvrage, qui fonctionne parfaitement, mais qui risque de finir aux oubliettes. Car la dématérialisation rôde, dans les ministères comme dans les collectivités locales.
D'ici à 2008, selon une étude récente de Markess international, 86 % des administrations lanceront des marchés publics sans recourir au papier, 70 % transmettront électroniquement leurs décisions, arrêtés ou délibérations, et 68 % feront du contrôle de légalité via internet. ' On assiste à la généralisation de la dématérialisation ', claironne Emmanuelle Olivié-Paul, directeur d'études chez Markess. Pour elle, l'élément moteur de la transformation n'est plus l'obligation légale, mais la communication et les incitations de la direction générale de la modernisation de l'Etat (DGME). Les gains de temps et les économies attendues atteignent 90 %. Spécificité du service public, ce sont les DSI, ou les services informatiques, qui mobilisent les énergies. Ainsi, 71 % dentre eux jouent un rôle moteur dans la mise en ?"uvre et le choix des solutions, contre 47 % des directions générales des services, et 29 % des secrétariats généraux. Les directions métiers viennent ensuite, alors que, dans le privé, ce sont elles qui impulsent la dématérialisation.