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La méthode classique pour éliminer le spam consiste à installer des filtres sur un serveur de messagerie pour empêcher les intrus d’arriver dans votre boîte aux lettres. MailInBlack propose exactement l’inverse : créer une liste blanche d’expéditeurs autorisés à vous envoyer un message et demander aux inconnus de s’authentifier avant tout premier échange.
Avec la version 3 de son boîtier MiBox, la société compte selon son directeur marketing, Régis Novi, “ devenir le leader de l’antispam par authentification ”. Et pour assurer ce programme ambitieux, la société a levé les principaux obstacles classiques liés à ce système de filtrage.
Le premier était le message envoyé lors des premières prises de contact. Froid et impersonnel, il pouvait souvent finir dans la poubelle du destinataire. Désormais, la MiBox est synchronisée en temps réel avec les annuaires LDAP et Active Directory de l’entreprise, ainsi tous les contacts communs à l’entreprise sont préautorisés. Dans le même temps, cette connexion permet de rejeter automatiquement les spams prétendant provenir du nom de domaine du client.
Par ailleurs, la demande d’authentification est entièrement personnalisable via un accès Web par l’administrateur qui peut y ajouter le logo de l’entreprise et même faire disparaître toute mention de MailInBlack. Elle comporte un lien vers une page Web où l’expéditeur doit copier une série de lettres. Une fois cette authentification réalisée, l’expéditeur et son destinataire pourront échanger des courriers sans obstacle.
Malgré tout, certains messages légitimes restent bloqués. C’est notamment le cas des abonnements aux listes de discussion ou des messages dont l’expéditeur part en vacances juste après les avoir envoyés. Pour remédier à ce problème, chaque utilisateur – et pas simplement le service informatique de la société – peut accéder sur le Web à un espace privatif regroupant tous les messages bloqués et les débloquer manuellement : soit au coup par coup, soit en autorisant ou bannissant définitivement un expéditeur.
Pour éviter de se connecter à tout moment, un courriel – dont la fréquence est également paramétrable – prévient les utilisateurs du nombre de messages bloqués. Et cerise sur le gâteau, MailInBlack s’est associé avec BitDefender pour proposer une protection antivirus.
Pour utiliser MailInBlack, il faut au moins être propriétaire d’un nom de domaine. Deux solutions sont alors possibles : soit l’installation d’une MiBox dans la DMZ de l’entreprise en amont du serveur de messagerie, soit une utilisation en ASP (Application Service Provider) à partir des locaux de MailInBlack à Marseille. Dans les deux cas, le tarif varie en fonction du nombre d’adresses à protéger, à partir de 1308 euros HT pour trois ans et une dizaine d’adresses.
















