OSGeo organise la communauté des applications géospatiales en open source
Cette fondation a été créée en février 2006. Elle encourage le développement et la distribution d'outils libres de cartographie.
01net.
le 20/04/2007 à 11h00
Géographe de formation, Tyler Mitchell est le directeur et le seul salarié d’OSGeo (Open Source Geospatial Foundation). Il défend la cause du logiciel libre appliqué aux systèmes d’information géographiques (SIG) avec passion. “ Tout le monde connaît Linux ou Red Hat, mais le libre est aussi présent dans le monde de la cartographie et des applications géospatiales et nous existons pour que ces projets deviennent plus visibles. ” Pour preuve, OSGeo rassemble déjà une douzaine de projets. Soit 286 développeurs et 2 135 heures de programmation.
Les applications estampillées OSGeo tombent dans quatre grandes catégories d’outils qui peuvent aider ceux qui développent des systèmes d’information géographiques : des librairies comme GDAL, qui supporte 50 formats de fonds de cartes bitmap et 20 formats de cartes vectorielles, des applications bureautiques, comme le moteur OSSIM qui s’apparente à Google Earth, des applications telles que Mapbuilder qui permettent de faire de la cartographie à partir d’un navigateur Internet et enfin des outils pour cataloguer des données géographiques comme GeoNetwork.
“ Tout a commencé avec MapGuide, un outil géospatial qu’Autodesk avait développé en interne. Quand ils ont voulu le rendre disponible publiquement, cela a été le départ d’OSGeo. Autodesk est un sponsor de la fondation et nous sommes ouverts à tout nouveau sponsor ”, explique Tyler Mitchell.
Ne reçoit pas l’estampille OSGeo qui veut. “ Quand un projet nous est proposé, nous nous assurons qu’il est viable, qu’il est soutenu par une large communauté et qu’il ne présente pas de violation de copyright ”, explique Tyler Mitchell. “ Notre engagement auprès des développeurs est de les aider à promouvoir leurs applications pour que le plus grand nombre puisse en profiter et aussi d’héberger leurs applications s’ils n’ont pas d’infrastructure sur Internet. ”
Le site de la fondation est un endroit d’échange entre la communauté des développeurs et des utilisateurs. Les nouveaux venus peuvent recevoir des conseils sur l’outil qui répondra le mieux à leurs besoins. “ Nous sommes en train de créer un curriculum pour les enseignants universitaires qui aimeraient utiliser des outils libres pour la création de systèmes d’information géographiques au lieu de s’appuyer uniquement sur des outils propriétaires ”, raconte Tyler Mitchell. “ Nous savons aussi que des consultants et des petites entreprises utilisent nos applications parce qu’elles sont flexibles, économiques et facilement adaptables. ” Un chapitre francophone d’OSGeo est actuellement en cours de formation.