![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Adobe avait laissé à la fondation Mozilla le soin d’améliorer son langage de script ActionScript. Ce Javascript maison, embarqué dans le lecteur Flash et la future version 3 du navigateur Firefox, est destiné à rendre les animations Flash interactives. L’éditeur va encore plus loin en libérant une partie de Flex, qui rassemble des technologies dédiées au développement de clients riches Internet.
Le framework Flex SDK gratuit, soit deux compilateurs – pour ActionScript et MXML, langage de description des interactions –, des outils de débogage et des librairies bénéficieront de la licence Mozilla Public Licence (MPL), tandis qu'Adobe conservera la maîtrise de leur évolution (en continuant à décider de ce qui y sera intégré, par exemple).
Les avantages d’une mise en open source sont multiples, selon les partenaires et utilisateurs de Flex 2.0. En premier lieu, “ Adobe va profiter de la réactivité des communautés de développeurs pour la correction des bogues et la traduction de son outil ”, précise Blaise Kiniali, directeur technique de la SSII Degetel Group, partenaire Adobe.
Et de glisser un deuxième avantage : le développement par ces mêmes communautés d’extensions métier, comme la géolocalisation pour les opérateurs télécoms ou un système de calcul d’emprunts pour le monde bancaire. Chez People In Action, qui édite des logiciels prêts à l’emploi et développe des clients riches avec Flex, on ajoute que la licence Mozilla autorisera les développeurs à reverser au monde du libre des librairies Flex déjà optimisées.
“ Nous pourrons faire profiter d’une fonction d’autocomplétion que nous avons améliorée pour optimiser l’appel d’une liste, se réjouit Mathieu Isaia, directeur associé du prestataire. Ainsi, l'interface ne répond pas de la même manière quand il s’agit de faire un choix parmi 46 000 communes ou parmi 150 clients. ”
Dernier bénéfice : cette mise en open source devrait démultiplier les ressources Flex sur le marché, qui sont pour l’instant rares. “ Des développeurs avec un profil d’ingénieur Java vont pouvoir accéder plus facilement à cette technologie ”, estime Eric Guesdon, consultant manager au sein de la SSII AlligrA.
Enfin, Adobe gardant la main sur l’évolution des développements, les entreprises devraient avoir moins de paramétrages à effectuer au moment de l’installation des librairies additionnelles qu’avec des briques open source, dont le contrôle est plus décentralisé.
Un regret ? Adobe n'a libéré qu'une petite partie – et indolore financièrement – de l'écosystème Flex. Remettre à la communauté du libre des outils payants comme l'outil de développement Flex Builder ou les Flex Data Services (pour la connexion au système d’information de l’entreprise) serait encore plus intéressant pour les entreprises utilisatrices.
Guillaume Plouin, responsable de la veille IT du Groupe SQL, estime que “ se tourner vers l’open source est une des tactiques classiques des éditeurs qui commercialisent des produits concurrents de ceux de Microsoft. C'est en tout cas ce qu’ont fait Real Audio ou Palm (…) L'autre intérêt pour Adobe est d'éviter de répéter ce qui s’était passé pour Macromedia avec un ancêtre de Flex, laminé par un composant open source. Car il existe des solutions libres comme OpenLaszlo capables de générer du Flash à la volée et les produits d’Adobe sont relativement onéreux (…) Enfin, Mozilla a développé Extensible User Interface Language (XUL), son propre langage de description des interactions. Est-ce les prémices d’un rapprochement avec le langage équivalent chez Adobe, MXML (Macromedia FleX Markup Language) ? Cela ne serait pas une mauvaise chose… ”
















