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Commercialisé depuis le mercredi 2 mai aux Etats-Unis, ForeFront Client Security (FFCS) sera proposé dans les prochaines semaines aux entreprises européennes. Ce lancement n’est pas synonyme de nouveautés. Il s’agit uniquement d’une offre regroupant les outils de sécurité que l'éditeur a déjà sortis : l’antispyware Windows Defender et l’antivirus Onecare.
Seule nouveauté, ces deux applications sont déclinées en version professionnelle. Elles sont notamment programmées pour une mise à jour simplifiée. Soit en recourant au service de WSUS (Windows Server Update Services), qui permet aux administrateurs informatiques de déployer les dernières mises à jour de produits Microsoft sur les ordinateurs de leur réseau. Soit, pour les terminaux mobiles par le service plus classique de Windows Update, qui permet de faire la mise à jour de n'importe quel endroit.
FFCS n'est qu'une brique supplémentaire de l’édifice sécuritaire et gestionnaire que met en place Microsoft depuis 2005. “ ForeFront assure la sécurité du poste de travail, des serveurs applicatifs, du périmètre réseau et des accès distants ”, précise Bernard Ourghanlian, responsable technologie et sécurité de Microsoft France. L’éditeur est parti à l’assaut des entreprises et entre en concurrence directe avec des sociétés spécialisées, parmi lesquelles Symantec, Fortinet et McAfee.
Pour convaincre les professionnels, le géant américain rappelle que ces produits sont facilement intégrables à Windows. Le contraire aurait été étonnant. Mais cette intégration présente un inconvénient de taille. “ Dans le cas d'une entreprise au parc logiciel hétérogène, de telles solutions risquent d'être malcommodes, voire inefficaces ”, souligne Laurent Bloch, responsable de la sécurité des systèmes d'information de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). FFCS n'a en effet comme prérequis que l'utilisation d'un OS Windows. Exit donc les postes équipés d'OS Linux ou les Mac.
Autre écueil : cette offre de sécurité est pénalisée par un antivirus qui est loin d’être aussi performant que certains de ces concurrents. Différents tests comparatifs ont révélé que le taux de détection de Onecare n’est pas très élevé. L’une des raisons est que sa base de signatures de codes malveillants n’est pas aussi riche que celle de ses concurrents. “ C’est avec les vieux virus que nous avons eu des soucis ”, précise Bernard Ourghanlian. Pour combler son retard, Microsoft a décidé d’ouvrir deux centres de recherches sur les virus, à Dublin et à Tokyo.
FFCS affiche toutefois un argument de taille : son prix. Celui-là devrait prendre la forme d'un abonnement compris entre 5 et 10 dollars par an et par utilisateur. De quoi séduire des entreprises tiraillées entre leur budget serré et leur besoin en sécurité. “ Les directions informatiques doivent à la fois renforcer la sécurité et être plus réactives mais, en même temps, elles doivent améliorer le taux d’utilisation du système informatique. Or, 70 % du budget est consacré au maintien des capacités existantes. Il y a donc peu de marge de manœuvre ”, constate Bernard Ourghanlian.
Parallèlement au lancement de FFCS, Microsoft commercialise System Center. Il assure la surveillance des services et des systèmes, la gestion des changements et des configurations, la sauvegarde et la récupération, la gestion des machines virtuelles… Il s’agit notamment de nouvelles versions d'anciens produits : SC Configuration Manager remplace SMS (Systems Management Center), SC Operations Manager 2007 succède à MOM (Microsoft Operation Manager), etc. La virtualisation est aussi à l’honneur avec SC Virtual Machine Manager et SC Data Protection Manager.
















