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Suivre en temps réel son activité, optimiser ses résultats, gérer son entreprise par la performance… Toutes les sociétés recherchent des outils d'aide à la décision qui permettent de mieux piloter leur développement. “ Le marché du décisionnel est l'un des plus dynamiques du secteur IT ”, confirme Patrick Lemartret, responsable marketing Database et Business Intelligence chez Oracle France. Selon l'institut Pierre Audoin Consultants, sa croissance annuelle avoisinerait les 12 % dans l'Hexagone. Mieux encore, cette dynamique devrait logiquement se poursuivre dans les prochains mois. IDC, qui table sur une croissance d'environ 10 % du marché cette année, révèle en effet que 60 % des entreprises interrogées fin 2006 avaient en préparation un projet d'extension ou de mise en place d'une solution de Business Intelligence. Et parmi elles, de plus en plus de PME-PMI. “ Vendre plus et mieux gérer ses actifs, c'est un besoin universel pour tout patron d'entreprise, quelle que soit sa taille ”, estime Mathias Eleaume, directeur des activités Business Intelligence de la division PME de Sage. “ On assiste à une véritable démocratisation des outils décisionnels qui quittent les hautes sphères de la direction générale et de la direction financière des grands comptes pour se répandre dans toutes les entreprises ”, ajoute Franck Montano, directeur partenaires de SAS, qui a mis en place il y a deux ans une offre dédiée aux entreprises pesant moins de 200 millions d'euros de chiffre d'affaires. “ De plus en plus d'entreprises, petites ou moyennes, recherchent des outils d'analyse financière et sociale capables de s'intégrer facilement à leur système d'information ”, confirme Florence Desprets, directrice marketing Solutions Entreprise de Cegid. Quels que soient leur taille et leur métier d'origine, de plus en plus d'éditeurs s'intéressent au marché du décisionnel pour PME. On y trouve bien sûr la plupart des spécialistes historiques du domaine, comme Business Objects, qui vient d'annoncer une nouvelle gamme d'outils packagée en direction du mid-market, ou encore Cognos, Cartesis ou MicroStrategy… qui, avec plus ou moins de réussite, tentent d'adapter leurs produits et leurs grilles tarifaires aux besoins et aux moyens de cette nouvelle clientèle. Mais le secteur attire aussi de nouveaux acteurs issus des mondes du PGI et de la base de données, parmi lesquels on compte des colosses comme Oracle et surtout Microsoft. Sur le marché hexagonal, on recense aussi quelques éditeurs nationaux comme Cegid, ou encore Coheris. Mais l'offre reste encore très concentrée sur le haut du mid-market.
“ Le décisionnel intéressera réellement toutes les PME quand la part des services sera très faible et que les logiciels s'intégreront directement aux PGI ou aux logiciels sous-jacents ”, estime Yves Morel, DG d'Absys Cyborg. Il n'empêche ! Le développement, même balbutiant, d'une première offre pour le mid-market profite directement aux prestataires qui se sont spécialisés sur ces outils. “ Tous les éditeurs font appel à des partenaires pour accompagner les clients sur l'ensemble d'un projet, mais également pour développer leur clientèle ”, note Alain Repiquet, directeur d'ASI Décisionnel, l'un des spécialistes du secteur avec Business & Decision, Keyrus, Micropole-Univers ou encore Homsys Group. Mais pour entrer sur ce marché, la sélection est sévère. “ Nous recherchons des partenaires ayant déjà des compétences métier et qui sont capables de travailler en mode projet ”, prévient Marie-Lise Pascal-Valette, directrice marketing France de Cartesis. Et ces exigences sont les mêmes chez tous les éditeurs. “ Pour mener à bien un projet décisionnel, il faut pouvoir réaliser une analyse fonctionnelle des besoins du client, définir l'architecture et les moyens de restituer l'information, délimiter les droits d'accès, proposer de la formation, de l'assistance ”, détaille Yves Morel. Mais pour les SSII et les intégrateurs qui font l'effort de se former, le jeu en vaut la chandelle. “ Les revenus proviennent toujours du service et leur montant peut atteindre trois à quatre fois le prix du logiciel ”, indique Patrick Lemartret. Motivant, non ?
L’offre présentée dans ce tableau n’est pas exhaustive.
L'expertise métier et l'analyse des besoins fonctionnels des clients sont indispensables pour choisir les outils qui amélioreront l'efficacité de l'entreprise.
La maîtrise des PGI permet l'initiation au décisionnel.
La bonne compréhension des bases de données OLAP, piliers du décisionnel, est impérative.
L'apprentissage des langages de requête facilite l'automatisation des processus.
Le spectre fonctionnel des outils décisionnels ne cesse de s'enrichir : extraction de données financières et commerciales, mais aussi analyse multidimensionnelle ou restitution soignée des résultats à des utilisateurs autorisés.
Des solutions pour les PME-PMI se développent, profitant des technologies mises au point pour les grands comptes.
Le coût global des projets décisionnels a été diminué par deux, voire par trois en quelques années.
Les directions marketing et commerciales pour suivre en temps réel l'évolution des ventes.
Les directions financières pour construire leurs budgets et les services achats pour mettre en compétition leurs fournisseurs.
Toutes les PME-PMI, dès lors que leur chiffre d'affaires dépasse 100 M d'euros.
Les établissements secondaires des grands comptes.
Les services, qui représentent toujours les deux tiers de ce marché, dépasseront le milliard d’euros d’ici à 2008.
En quelques années, Microsoft a réussi à se hisser dans le top cinq des plus grands éditeurs de Business Intelligence.
Comment êtes-vous arrivé sur ce marché ?
ASI est présent sur le marché du décisionnel depuis sa création en 1993. Mais les gros projets n'ont démarré qu'à partir des années 2000. L'an dernier, nous avons créé ASI Décisionnel, une structure commerciale qui cible les entreprises d'au moins 50 salariés.
Que recherchent les PME ?
Ces entreprises ont pour la plupart déjà investi dans des PGI et il leur manque des outils de restitution pour mieux analyser leurs ventes ou mieux contrôler leur gestion. Comme elles manquent de ressources en interne, elles ont besoin d'un accompagnement important de bout en bout du projet.
Quelles sont les compétences à développer ?
Les projets décisionnels nécessitent de mettre en place une force commerciale ayant des compétences fonctionnelles très poussées. Il faut aussi bien connaître le marché et les différents outils et avoir des compétences en base de données.
ASI-Informatique
















