Microsoft met les bases de données à l’ère du mashup
Le projet Astoria donne aux développeurs un moyen simplifié d’accéder depuis le Web aux informations contenues dans les bases de données.
01net.
le 03/05/2007 à 12h00
Exposer les données comme des services, services consommés par des clients Web au sein d’un réseau d’entreprise ou à travers Internet, telle est la définition du projet Astoria, dévoilé lundi par l’éditeur de Redmond. Son objectif est de donner aux développeurs un moyen simple et standard de développer des applications Web qui mixent plusieurs autres applications (mashup) et doivent donc accéder aux ressources de plusieurs bases de données. Cet ensemble de bibliothèques logicielles aide donc à créer une couche standardisée au-dessus des bases de données, cette couche étant accessible avec des techniques compréhensibles par tous les clients Web. Et en particulier avec les clients Web dotés du plug-in Silverlight.
Des commandes standard
Exemple : une banque veut mettre en place une application Web dans laquelle s’affichent les endroits de shopping favoris de ses clients sur Dieppe, ainsi que les distributeurs automatiques d’argent à moins de cent mètres de ces commerces. Le tout, sur une carte type Google Map. En tapant Monsieur Dupont dans l’interface Google, l’utilisateur au sein de la banque va faire appel à des données mises à disposition par son entreprise, mais aussi par les commerçants et un service d’annuaire type Pages Jaunes.
Jusqu’à maintenant, le développeur ne disposait d’aucune méthode simple pour accéder à l'ensemble de ces sources. Dans Astoria, Microsoft se repose totalement sur des techniques Web et en particulier le protocole http. Ainsi l’information à atteindre est identifiée dans des URL type “ http://www.banque.fr/marketing/applicationgooglemap/client[identifiant]/achats=Dieppe ”. La manipulation de l’information se fait, elle, au travers des commandes GET, POST, PUT et DELETE (obtenir, créer, remplacer et effacer). Quant aux échanges entre le client et les serveurs, ils se basent sur le langage XML.
Une couche d'abstraction supplémentaire
Si les commandes d'accès sont simples, il n'en n'est pas de même pour la mise à disposition des données. Pour les éditeurs de sites ou services sur Internet ou les administrateurs de bases de données, cela va nécessiter quelques modifications, même si la structure de la base de données n'est pas impactée. “ Avec Astoria, on n’accède pas directement aux données stockées dans les tables mais à un modèle conceptuel, précise Jakob Harttung, directeur des opérations au sein de la division plateforme et écosystème chez Microsoft France. Ce modèle donne une vue qui regroupe toutes les données liées à un client, un produit, etc. ” Pour Martin Tremblay, consultant senior chez SQLI, le projet Astoria rappelle ce que Microsoft avait mis en place pour accéder à sa base de données SQL Server depuis des assistants personnels sous Windows : “ l’accès se faisait déjà via http avec les commandes de base ”. Les technologies du projet Astoria, qui n’est qu’en version Community Tech Preview, devraient être intégrées dans le framework.net et Visual Studio dans un an. Si elles ne fonctionnent pour l’instant qu’avec la base de données de Microsoft, “ il est vraisemblable qu’elles soient rapidement disponibles pour les SGBD d’Oracle ”, estime Martin Tremblay.