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(Mise à Jour) Brevets Microsoft : la réponse de Linux Foundation

Agacé par les propos de l'éditeur, le consortium dédié au logiciel libre montre les dents, prêt à défendre les intérêts de la communauté.

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Mise à jour (29 mai 2007)

A la suite des déclarations du PDG de Microsoft, Steve Ballmer, dans le magazine Fortune, Jim Zemlin, le directeur de Linux Foundation, vient de publier une tribune dans BusinessWeek pour rassurer la communauté du logiciel libre.
Ainsi, Jim Zemlin précise qu'en cas d'attaques judiciaires sa fondation n'hésitera pas à utiliser le fonds collecté pour défendre les développeurs et les utilisateurs. Il explique également avoir une autre arme de dissuasion, à savoir les brevets logiciels des acteurs de l'écosystème Linux, qu'ils soient membres de Linux Foundation ou de l'Open Innovation Network. Des sociétés de taille considérable font partie de ces deux organisations, comme IBM, Oracle, Philips, Sony, Intel, HP, Fujitsu, Hitachi ou NEC. Agrégés, leurs portefeuilles de brevets constitueraient un formidable arsenal de contre-attaques.
Jim Zemlin demande donc à la firme de Redmond d'arrêter ses campagnes d'intimidation. Il propose à l'éditeur d'?"uvrer en commun pour réformer le système de protection intellectuel américain, pour qu'il soit plus efficace et plus raisonnable. Des poursuites judiciaires interminables ne feraient, en fin de compte, qu'une seule victime : le client final.

Première publication le 14 mai 2007
Selon Microsoft, les logiciels libres utilisent 235 de ses brevets
Pour la première fois, l'éditeur donne des précisions quant aux violations de la propriété intellectuelle générées par l'open source.
La paix armée entre Microsoft et le monde du logiciel libre va-t-elle bientôt se transformer en guerre ouverte ? En tous les cas, l'éditeur de Redmond fait monter la pression en précisant au magazine ' Fortune ' le nombre de ses brevets que les logiciels libres violeraient, à savoir 235.
Plus précisément : 42 brevets Microsoft seraient utilisés dans le noyau de Linux, 65 dans son interface graphique, 45 dans la suite OpenOffice, 15 dans des applications de messagerie et 68 dans divers autres logiciels open source. Toutefois, impossible de savoir quels sont exactement les brevets dont il est question, et comment va faire Microsoft pour faire respecter la loi.

Europe, terre promise

Néanmoins, le message sous-jacent que souhaite faire passer Microsoft reste clair : il a identifié les brevets qui posent problème et, si rien n'est réglé, la prochaine étape se passera devant un tribunal. Et dans ce cas, les premiers visés seront les distributeurs et les utilisateurs de ces logiciels open source, du moins ceux situés en Amérique et au Japon.
Selon les défenseurs de l'open source, les manquements à la propriété intellectuelle auxquels Microsoft fait allusion ne concernent pas le marché européen. ' Les brevets logiciels sont interdits en Europe. Pour les utilisateurs européens, il n'y a donc pas lieu d'avoir peur. Microsoft n'a tout simplement pas de prise ', affirme Loïc Dachary, président de l'association Free Software Foundation France. Chez Microsoft, on reconnaît, sans s'avancer plus loin, que les règles diffèrent effectivement entre les Etats-Unis et l'Europe.
Depuis de nombreuses années, Microsoft essaye d'endiguer la diffusion des logiciels libres et les brevets logiciels représentent une arme particulièrement redoutable. Jusqu'à présent, l'éditeur n'a pas souhaité de confrontation directe, mauvaise pour son image. Il a préféré négocier directement avec les distributeurs Linux. Ces négociations sont loin d'être simples, car la licence GNU Public Licence (GPL), à laquelle Linux est assujetti, interdit tout paiement de royalties. Il en résulte des accords de contorsionnistes, comme celui signé avec Novell en novembre dernier.

La GPLv3 empêche toute négociation

Sur le plan juridique, ce contrat constitue un véritable pacte de non-agression en cas de manquement à la propriété intellectuelle par l'une des parties. Microsoft en a profité pour dire qu'implicitement Novell reconnaissait l'utilisation de ses brevets logiciels dans Linux. Ce que Novell a vivement réfuté.
Pour resserrer les mailles du filet, la Free Software Foundation a ajouté le 28 mars dernier une nouvelle clause à la future version 3 de la GPL, permettant d'exclure ce type d'accord. ' Le raidissement dogmatique de certains acteurs n'est pas constructif, explique Marc Mossé, directeur des affaires publiques et juridiques chez Microsoft France. Nous ne sommes pas dans une logique d'affrontement, mais préférons construire des ponts pour satisfaire les attentes des utilisateurs en matière d'interopérabilité. '
Pour Microsoft, les marges de man?"uvre commencent toutefois à se réduire. Au final, l'éditeur devra faire le choix entre laisser tomber ou aller au procès, éventuellement contre ses propres clients.
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Avis sur «(Mise à Jour) Brevets Microsoft : la réponse de Linux Foundation»

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Microsoft n’aime pas la concurrence... des logiciels libres

de MUNCI , posté le 14 mai 2007 à 18h39
"Le MUNCI apporte son entier soutien au monde du logiciel libre face aux attaques mesquines de Microsoft.

Comme tout informaticien qui se respecte, nous sommes pour une informatique ouverte et respectueuse de la concurrence !

Cette nouvelle attaque du N°1 mondial du logiciel montre bien le danger que représenterait toute extension de la brevetabilité des logiciels au niveau européen..."

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Toujours aussi stupide...

de jm928 , posté le 14 mai 2007 à 19h28
Microsoft profite de son monopole pour essayer d'ecraser ses concurrents par tout les moyens, et je trouve sa vraiment stupide. Heureusement que les brevets logiciels n'existent pas en europe. J'espère que linux finira par etre un important concurrent de microsoft, en proposant quelque chose que microsoft ne pourrait pas faire (il y'a deja la gratuité ^^, mais cela n'as pas l'air d'etre suffisant )
Qu'ils reflechissent un peu, si les logiciels libres n'existaient pas, les gens abandoneraient vite l'informatique, puisque cela leur reviendrait trop cher.
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Ah ah ah !! on ose dire ça chez M$ ? De qui se fiche-t-on ?

de Styx-Sublime , posté le 14 mai 2007 à 19h37
violations de la propriété intellectuelle

Ce terme est à employer lorsque l'on parle de M$, mais pas dans ce contexte.
M$ est connu pour avoir piller chez Apple. (un homme démontre le contraire : vous chercherez "Vista did not steal ideas from Mac", c'est ironique biensûr).
"We live in a world where we honor, and support the honoring of, intellectual property." Steve Ballmer
Moi qui ne suis pas très bon en anglais je comprend le sens de cette phrase, mais qui sont-ils pour oser dire des choses comme ça ?

65 dans son interface graphique

Si quelqu'un avait un exemple de brevet sur l'interface graphique ça serait bien avant que je dise que ça doit être des brevets bidons sur l'utilisation d'un menu type démarrer par exemple.

Ce que je vois dans cette news, c'est que M$ tente une (très) basse manoeuvre pour contrer la monté en puissance du libre.

< inclued picture >
GNU/Linux a un noyau, windows a des pépins.

Styx, manchot des Yvelines
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Une mauvaise farce à la Don Quichotte!

de rieca1 , posté le 14 mai 2007 à 20h10
[:bounce:6]
Don Quichotte voulait attaquer les moulins à vent!
Heureusement que le ridicule ne tue pas! [:baba15:8]
Le géant usa n'a pas le "Modérateur" Sancho Pansa qui soufflait la sagesse!
On va bien "rigoler" ici [:zebulon89:1]
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Lol oui

de Avocat-du-diable , posté le 15 mai 2007 à 15h07
C'est clair ! :lol: :mdr:

Je me fais + de soucis pour la stratégie imbécile de Steve Ballmer que pour le libre.

Désormais Linux et le libre sont supportés par des monstres tels que IBM, Intel, HP, Dell....
Par nombre de FAIs... par nombre d'utilisateurs...

Pauvre Ballmer, il va se ridiculiser :whistle:
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huhu

de BB2k , posté le 15 mai 2007 à 13h52
Le plus amusant étant que lorsque les responsable du noyau ont demandé à microsoft de donner la preuve de ce méfait afin de le corriger immédiatement ; Micro$oft n'a rien fourni ...
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