![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Actuellement, toutes les entreprises du secteur informatique se battent bec et ongles pour trouver les compétences qui leur manquent. Le marché est en plein essor et les objectifs de recrutement se comptent par milliers. Les nombreux départs à la retraite ces prochaines années compliquent d’autant plus le travail des responsables RH. Résultat : les entreprises viennent courtiser en masse les futurs diplômés sur leurs campus, voire même dans leurs salles de cours.
Les partenariats entre le monde professionnel et l’enseignement supérieur en informatique se multiplient. Sopra Group, par exemple, vient d’inaugurer une “ chaire d’entreprise ” à l’Esiee. A ce titre, la société informatique participera à la réflexion pédagogique de l’école et animera, à partir de septembre prochain, un module de cours entier d’une trentaine d’heures autour du génie logiciel.
Au sein de Sopra, l’UV est prise en charge comme un vrai projet, par une unité opérationnelle de la division secteur public. “ C’est la première fois que nous formalisons un partenariat aussi poussé. Il nous permet non seulement de renforcer notre image auprès des étudiants, mais aussi de déceler en amont les profils à fort potentiel ”, explique Noël Bouffard, directeur délégué à la direction générale de Sopra Group. La société compte dupliquer ce concept auprès de deux autres écoles d’ici à quelques mois.
Chez EDS France, on pousse également à la roue. Pour atteindre son objectif de 600 embauches en 2007, le prestataire a défini un plan d’action auprès d’une dizaine d’établissements. Et il joue sur tous les registres : conférences, aide aux projets des étudiants, parrainage de promo, participation à des jurys, propositions de stages, conseil au sein du comité scientifique, etc.
A l’IUT de Paris V, par exemple, il a animé un séminaire sur les méthodes ITIL. “ EDS nous a contacté car ils ont besoin de compétences Bac +2/+3, explique Jérôme Fessy, responsable de la licence professionnelle à l’IUT de Paris V. Dans l’ensemble, cette coopération est très positive et nous souhaitons augmenter leur nombre d’heures de cours. Bien sûr, le contrôle pédagogique reste entièrement chez nous. ”
A l’Epita, le couplage école-entreprise prend une dimension supérieure. Depuis 2005, IBM y déroule un cursus d’une centaine d’heures sur les mainframe pour les étudiants de la filière système. Objectif : contrebalancer les départs à la retraite des experts mainframe.
Cette année, les cours ont eu lieu dans les locaux de la Banque Postale, un client de Big Blue. Pour les années à venir, il est prévu d’ouvrir ce cursus à d’autres filières de l'école. “ Nous sentons bien la pression sur le marché du travail, car nous sommes de plus en plus sollicités par les entreprises, explique Joël Courtois, directeur général de l’Epita. Mais attention : notre objectif n’est pas de former des ingénieurs IBM ou Sopra, mais des ingénieurs généralistes. C’est pourquoi les interventions de cours se font généralement en troisième année, dans le cadre de spécialisations. ”
L’assaut sur les écoles et les universités est loin d’être fini. L’informaticien va devenir une denrée précieuse, si l’on en juge par le manque d’intérêt des lycéens pour les matières scientifiques. Même Google doit désormais se décarcasser. Pour la première fois, la star du Web s’est résolue à parrainer une école française, Télécom Paris.
















