Re-réponse (à MaxLeMans)
par JGim, le 08/06/2007 08:58:48
Re-réponse :
1- Juste ce qu'il fallait dire : moins y en a qui paie, plus ce sera cher, puisqu'ils vont le "prendre en compte". Donc, il est tout à fait normal de voler, puisque le manque à gagner sera rattrapé sur le compte de ceux qui paient…
4- A ma connaissance, ceux qui écoutent le plus de musique "alternative" sont aussi ceux qui piratent le plus. Je n'ai pas les moyens de vérifier, mais à mon avis, le Français moyen qui aime Johnny achète les disques qu'il écoute plus souvent que l'alter-mondialiste p2p-eur.
4 bis- Qui c'est celui-là, pour définir qui est un artiste et qui ne l'est pas ? Selon ses goûts personnels, certainement. Encore une fois, Johnny, c'est peut-être pas de l'art selon ce monsieur, puisque c'est de l'industrie, n'empêche qu'il se la roule tranquille, sans subventions et sans discours à 2 balles, et que les gens achètent, tout simplement.
5- La remarque 5 d'origine était juste : plus la clientèle qui paie se resserre, plus la prise de risque sera limitée, donc moins les petits groupes "pas genre starlettes" auront de chances de trouver producteur. Sur la question du "choix", celui-ci repose bien évidemment sur les consommateurs, et non sur les producteurs (majors ou pas majors). Désolé, mais regardons notre humanité bien en face : les clients veulent de la R'n'B et du Johnny, les majors produisent de la R'n'B et du Johnny. Pourquoi feraient-ils différemment ? Si les clients voulaient de l'auteur-compositeur alternatif ultra-cérébral seul avec sa guitare et son pote au djembé, les majors en proposeraient. Si l'électro avaient plus de clients "payeurs", les majors en proposeraient. C'est des gens rationnels.
7- L'industrie porte une attention totale aux attentes du publics, puisqu'elle dépend justement de lui. C'est la définition même de tout marché. Elle ne porte pas une attention particulière aux anti-droits d'auteur, parce que c'est, par définition, des mauvais payeurs.
8- En effet, la Chine ne peut pas servir d'exemple : un Chinois pauvre n'a pas d'ordinateur, ni Internet, donc il ne pirate pas, c'est évident. Cependant, le manque d'argent n'est effectivement pas une explication. Ca serait trop simple. C'est plus une question de personnes.
10- La remarque 10 de départ était fausse. On découvre un paquet de trucs inimaginable en p2p, y compris des artistes ultra-confidentiels (par homonymies, par mots de titres, etc). Cependant, la réponse 10 et aussi une anerie. Le p2p reflette ce que les gens veulent, et non ce que choisit l'industrie. Qu'est devenu le débardeur que portait ma mère en 1985 ? Matériellement, il existe toujours, mais bon, il sort pas du placard… Est-ce que c'est l'industrie qui obligent le public à changer de goût en permanence ? Le public veut du nouveau, toujours et dans tous les domaines. Même mon aspirateur, il est "nouveau". Voila pourquoi on oublie tout. D'ailleurs, est-ce que qqun peut citer un artiste alternatif "le genre pas jetable, non non, un artiste, un vrai" des années 1980 ? Pourtant y'en avait… On en a connus… Que sont-ils devenus ? On s'en souvient encore moins que du lavabo ! Dernier mot : "investir dans des produits". On achète un disque parce qu'on aime, pas pour faire un investissement.
