01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment

Il faut sauver la filière télécoms

Soumis à une concurrence accrue, le paysage télécoms français et européen doit accélérer sa mue. Un rapport propose aux pouvoirs publics quatre pistes de réflexion.

Dans télécoms, il y a ' homme '. L'émoi suscité par les dégraissages massifs chez Alcatel-Lucent ne pouvait laisser le gouvernement sans voix. Le groupe de travail mis en place à la mi-mars par Gérard Larcher, ministre délégué à l'Emploi, et François Loos, son homologue à l'Industrie, a rendu un premier rapport d'étape d'une quarantaine de pages(*).
Premier constat : la filière vit un paradoxe apparent. Le secteur connaît ' un dynamisme global en volume et en innovation ', tout en procédant à des restructurations. Explications : les opérateurs connaissent des hausses d'activité considérables, mais qui ne s'accompagnent pas d'une évolution en valeur de même ampleur. En cause, la très forte pression concurrentielle.

Opter pour des métiers et des modèles économiques différents

De leur côté, les équipementiers ont vu apparaître, ces dernières années, des rivaux asiatiques à la politique commerciale agressive. Ainsi, le Chinois Huawei a récemment annoncé la création d'un centre de R&D à Lannion, au moment même où Alcatel se désinvestit dans la ' Trégor Valley '. Un joli pied de nez. Ce contexte mouvant conduit à des consolidations sous forme de rachat (Ericsson/Marconi), de fusion (Alcatel/Lucent), ou de co-entreprise (Nokia/Siemens). Dernière en date : l'Espagnol Telefonica s'invite au capital de Telecom Italia. Pour autant, il est impropre, selon le rapport, de parler de crise du secteur. Il s'agit plutôt d'une recomposition de la chaîne de valeur, davantage centrée sur les services, les contenus, et les logiciels que sur la fourniture d'équipements. Ce qui implique à la fois des changements de métiers et de modèles économiques.

Encourager l'offensive européenne

Pour accompagner cette mutation, le rapport recommande aux pouvoirs publics quatre pistes de réflexion. Premièrement, promouvoir un écosystème européen fort. Cette proposition se traduit par une action offensive dans le domaine des standards (très haut débit mobile, télévision sur mobile), l'harmonisation de la gestion des fréquences, ou encore la mise en place d'un système de protection de la propriété intellectuelle ' plus simple et moins cher '. Il convient également de favoriser l'investissement privé en s'appuyant sur les pôles de compétitivité ou sur l'Agence de l'innovation industrielle (AII).
Deuxième axe : s'assurer que les équipementiers européens puissent lutter à armes égales contre leurs concurrents américains et asiatiques. Là aussi, il s'agit pour l'Europe de coordonner ses programmes de soutien à l'innovation, de veiller au respect des règles du commerce international, et de promouvoir des partenariats sur les usages innovants entre les fournisseurs et leurs clients.
Côté emploi, le rapport préconise de mettre en place ' une veille prospective favorisant l'anticipation des évolutions structurantes de la filière en termes de compétences, de métiers, et d'emplois '. Une sorte de GPEC à l'échelle du secteur. Enfin, il s'agit de promouvoir l'usage des TIC en encourageant le déploiement du très haut débit et des usages innovants (m-commerce, m-paiement). Mené par Pascal Faure, vice-président du Conseil général des technologies de l'information (CGTI), le groupe de travail devrait rendre sa copie définitive d'ici à fin juin.
x.biseul@01informatique.presse.fr

Les plans de restructuration se ramassent à ' l'appel '

Alcatel-Lucent. A la mi-mars, annonce de 12 500 suppressions d'emploi dans le monde, dont 1 468 en France. Suite à la décision du juge des référés du tribunal de grande instance du 27 avril, le plan ne prendra effet que lorsque le groupe aura fourni davantage d'informations aux représentants du personnel. Débrayage d'une heure de 200 salariés le 3 mai dernier, sur le site de Lannion.
France Télécom. En février 2006, annonce de 17 000 suppressions d'emploi dans le monde, dont 16 000 en France d'ici à 2008. Sans licenciements secs. Compte tenu de sa pyramide des âges et via des dispositifs de préretraite, l'opérateur enregistrerait durant la période, 22 000 départs naturels dans l'Hexagone, compensés par 6 000 embauches.
Deutsche Telekom. A partir du 1er juillet 2007, transfert de 50 000 salariés du service client et de la maintenance au sein d'une nouvelle entité, baptisée T-Service, aux conditions salariales moins avantageuses. Ils devront travailler plus - hausse de la durée hebdomadaire de travail de 34 à 38 heures -, tout en gagnant moins - baisse des salaires de 12 %.
Nokia Siemens Networks. En début du mois, annonce de la suppression de quelque 9 000 postes dans le monde dici à fin 2010. Principalement en Allemagne et en Finlande.

envoyer
par mail
imprimer
l'article
Nos partenaires