Linagora fait ses courses dans l'open source
Pour tenter de se faire une place face aux géants américains, l'intégrateur a racheté Aliasource. D’autres acquisitions de spécialistes du libre en France et en Europe sont prévues.
01net.
le 14/06/2007 à 17h32
La société de services en logiciels libres (SS2L) Linagora change de braquet. En rachetant 100 % de la structure d’Aliasource, un éditeur français de solutions open source de travail collaboratif, la SS2L devient un groupe de plus de cent collaborateurs avec un chiffre d'affaires de 9 millions d'euros fin 2007 (6,5 millions pour Linagora et 2,5 millions pour Aliasource).
De quoi poursuivre le développement d'outils comme la solution de travail collaboratif Open Business Management d'Aliasource ou la plate-forme de maintenance de logiciels libres disponible sur 08000LINUX.com.
Mais cette nouvelle entité a surtout des ambitions européennes. Le groupe souhaite devenir le leader sur le Vieux Continent en s'implantant en Belgique, Suisse, Allemagne et Angleterre d'ici à 2010. En atteignant une taille suffisante, le groupe Linagora souhaite tenir tête aux leaders de l’open source qui sont tous américains avec notamment Red Hat. Il lui reste toutefois un certain travail, si l'on compare les 9 millions d'euros de chiffre d'affaires du nouveau Linagora aux 300 millions d'euros de ce même Red Hat.
“ Créer une dynamique européenne ”
“ Nous devons trouver les moyens de créer des alternatives professionnelles à ces leaders. Il faut pour cela structurer le marché et rassembler nos forces pour créer une dynamique européenne. Nous ne pouvons plus nous contenter de bâtir des champions nationaux ”, estime Alexandre Zapolsky, Président directeur général de Linagora.
Annoncé lors de la 2e édition de “ Paris, Capitale du Libre ”, ce rachat s'inscrit dans le cadre d'une croissance soutenue du monde du logiciel libre. Ce secteur a généré un chiffre d’affaires de 600 millions d’euros en 2006 et devrait approcher cette année le milliard. Une très forte croissance (environ 70 % par an) qui ne lui permet pas cependant d’inquiéter les solutions propriétaires. Le marché global de l’informatique en 2007 devrait en effet atteindre les 34 milliards d’euros cette année en France.