Malheureusement exact...
Bonjour,
Navré pour ceux qui voudraient rêver mais la situation décrite correspond bien à la réalité de l'emploi informatique. Attention à ne pas s'illusionner pour quelques situations souvent montées en épingle et qques contributions.
Ne pas oublier qu'il s'agit d'un comparatif avec les autres catégories d'ingénieurs. L'informatique, c'est à 90% de l'emploi en SSII, univers "à plat", une population homogène avec peu de postes de management et de hauts salaires. Donner à l'un, c'est risquer la crise avec les autres. D'où une grande uniformité des rémunérations.
Les salaires sont bien plus élevés dans les sociétés où il y a peu de cadres. Etre ingénieur chez Michelin par ex., c'est faire partie d'une catégorie qui représente 0,5% du personnel. Beaucoup plus facile de choyer 0,5% du personnel que 99% comme dans les SSII.
Le prix de vente de l'ingénieur détermine les niveaux de salaire de manière quasi-directe. Les grands clients connaissent la structure des coûts de leurs fournisseurs (CAP, ATOS etc) et fixent les prix. Si vous avez des doutes, allez discuter avec votre PDG préféré... Ces clients l'informent de leur prix d'achat. Lui, se contente de dire "amen". Votre salaire s'en déduit.
Actuellement, la pression sur les prix est importante. L'off-shore commence à s'y ajouter. Il est peu probable que les salaires s'envolent à l'avenir. Je serais même assez inquiet à moyen terme compte-tenu de ce que je vois démarrer autour de moi (15 ans+ d'exp. dans l'industrie, le tertaire...).
De tout temps, les SSII ont "consommé" du jeune ingénieur, pas cher, sans contrainte familiale le plus souvent, relativement maléable. Profil idéal : 3 à 5 ans d'expérience. Parti avant de 30 ans idéalement et remplacé par moins cher dans un mouvement de rotation qui s'est grippé quand les sociétés ont externalisé massivement leur informatique.
L'âge venant, le salarié continue à exister (si, si), il devient moins mobile, les augmentations plafonnent et on tend vers les chiffres cités. Ne pas extrapoler les premières années d'augmentation, ou alors viser des postes de management (pas de projets bien sûr, management de société).
Vous avez un doute ? Regardez ce qui se fasse chez ATOS en Ile de France actuellement, sur ce même site ("Pétitions contre les baisses de salaires" :
http://www.01net.com/editorial/347178(...)(mise-a-jour)-petition-contre-les-baisses-de-salaires-chez-atos-origin/).
C'est exemplaire : les clients font pressions sur les prix, la société essaie de maintenir ses marges en réduisant ses coût de revient (cad vot' salaire), ici en délocalisant en province, d'ici 3 à 5 ans en généralisant l'off-shore (encore un doute : allez consulter le plan industriel de CAP et regardez l'effectif prévu en Inde).
Bref, salaires en dessous de la moyenne des autres catégories d'ingé en raison de la compétition sur les prix et guère de raisons d'espérer une envolée dans un futur prévisible... autrement que par le creux démographique à venir. Et L'informatique sera l'une des dernières touchées...
N'oubliez pas de profiter de l'existence :)
@+