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Le 11 juin dernier, IBM a présenté pour la première fois un produit dérivé de Jazz, sa nouvelle plate-forme d’infrastructure collaborative. Baptisé Team Concert, ce logiciel n’est pour l’instant disponible qu’en version bêta. Véritable portail collaboratif, il veut couvrir l’ensemble du cycle de fabrication logicielle.
Il permet aux développeurs d’échanger des informations par messagerie instantanée ou flux RSS et d’être renseigné en temps réel sur l’état d’avancement des projets. Une version finale est prévue pour 2008.
“ Les outils de développement uniquement centrés sur la productivité [comme Eclipse, NDLR] ne sont plus suffisants, surtout dans le cadre de gros projets où les équipes sont très distribuées, explique Olivier Roubine, directeur des produits Rational au sein d'IBM France. Team Concert apporte plus de flexibilité dans la manière dont le développement est organisé. Grâce à une collaboration active, les développeurs prennent plus d’initiatives sans que cela nuise à la coordination des projets. ”
Team Concert ne restera pas le seul produit basé sur Jazz. IBM prévoit d’utiliser cette plate-forme pour créer d’autres outils de développement. Il souhaite également infuser ces technologies dans les outils existants de la gamme Rational, pour les rendre plus collaboratifs. Cependant, le fournisseur ne précise pas quels produits seront à terme Jazz Enabled.
Parallèlement, Big Blue a décidé d’ouvrir Jazz à des tiers, en s’inspirant du modèle de l’open source. Le projet était mené, depuis quelques années, par les équipes d’IBM Research et d’IBM Rational. Dorénavant, les clients, les partenaires et les développeurs autour de la gamme Rational y seront également associés. Au travers du portail Jazz.net, ils accéderont à certaines parties du code source de Jazz. Ainsi, ils pourront notifier des bogues, proposer des modifications, voire contribuer au développement.
“ Cette manière de procéder permet à notre écosystème de comprendre plus facilement les mécanismes inhérents à Jazz et de proposer des améliorations, sous la forme de plug in par exemple ”, précise Olivier Roubine.
IBM appelle cette nouvelle forme d’organisation une “ communauté commerciale ouverte ”. Toutefois – et c’est la grande différence avec les projets open source classiques –, les membres de cette communauté ne pourront pas disposer librement du code source qui reste la propriété du fournisseur.
















