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Le Gartner Group estime que le parc informatique de Google comprend près de un million de serveurs. Mais, quand le géant de la recherche se charge de les commercialiser, les résultats sont beaucoup plus modestes : 9 000 entreprises utilisent ces machines. Google change donc son fusil d'épaule. Il se met à la vente indirecte en signant avec Ingram Micro un accord de distribution non exclusif de ses miniserveurs dédiés à la recherche d’information en entreprise.
La société californienne veut s’appuyer sur le grossiste informatique pour étendre ses parts de marché dans les PME. C'est qu'Ingram Micro a le bras long, avec un réseau de 165 000 revendeurs. Ce dernier ne se contentera pas de simplement vendre les serveurs, il mettra également en place une aide au déploiement et un support technique.
“ Cela implique de nouer des partenariats spécifiques dans chaque pays, ce qui prend nécessairement du temps, explique Tania Ghislain, responsable de la communication d’Ingram Micro en Europe. La distribution des miniserveurs concerne bien sûr la France, mais les discussions pour fixer les modalités et la date précise de lancement sont en cours. ”
Jusqu’à présent, Google commercialisait presque exclusivement en direct ses miniserveurs, lancés en 2002 aux Etats-Unis et trois ans plus tard en France. “ Nous sommes très contents d'avoir signé cet accord. Dans la pratique, il ne concerne pour l’instant que les Etats-Unis, mais nous allons le mettre en œuvre en Europe, en Asie et en Amérique latine dans le courant de l'année ”, explique une porte-parole de la filiale française.
Pour les experts, les produits de Google sont moins sophistiqués que les produits haut de gamme, comme les solutions du britannique Autonomy, mais ils sont moins chers et plus faciles à installer. Ils sont de fait plus adaptés au marché des PME. Commercialisés à partir de 1 995 euros hors taxes en France, ces miniserveurs sont capables d’indexer des documents enregistrés dans 220 formats et supportent plus de 100 langues.
D'abord spécialisés dans l'indexation des pages Web et des documents bureautiques (fichiers Word, PDF, etc.), les miniserveurs ont progressivement élargi leurs compétences à l’indexation des bases de données relationnelles et à la recherche directe dans les progiciels de l’entreprise. L’éditeur pousse aujourd’hui le développement d’un middleware open source afin d’améliorer l’interopérabilité de ses matériels avec ces logiciels.
Les versions Mini peuvent indexer entre 50 000 et 300 000 documents tandis que les versions Search Appliance peuvent gérer de 500 000 à 30 millions de documents.
















