GFI confirme ses négociations avec Bull
La direction du groupe de services informatiques français a déclaré qu'elle négociait avec Bull. Fujitsu ne renonce pas à son OPA sur GFI, mais pourrait chercher d'autres proies.
01net.
le 29/06/07 à 18h05
GFI Informatique a établi un ' vrai contact ' avec Bull dans le cadre de la recherche de solutions alternatives à l'OPA jugée hostile de Fujitsu Services, a déclaré Jacques Tordjman, PDG du
groupe de services informatiques. Lors de l'assemblée générale de la société, il s'est également dit convaincu que, en l'état, l'offre du groupe japonais n'aboutirait pas, ajoutant aussitôt qu'il était toujours prêt à discuter avec les dirigeants
japonais en vue de trouver les modalités d'un rapprochement amical.
Vers 14 heures, le titre de GFI Informatique, qui a progressé de quelque 20 % depuis l'annonce de l'offre de Fujitsu, à 8,50 euros l'action, le 25 mai, recule de 0,21 %, à 9,29 euros. Bull progresse de son
côté de 1,41 %, à 5,05 euros. ' On a demandé à nos conseils d'étudier les possibilités pour avoir une solution meilleure que Fujitsu, Bull a été vu dans ces conditions, il y a eu deux ou trois contacts, a
déclaré Jacques Tordjman. Bull est un vrai contact mais, à ce stade, il est trop tôt pour dire s'il y a un projet industriel ', poursuit-il.
Le groupe français est sous le coup d'une OPA jugée hostile de Fujitsu Services, qui doit ouvrir le 12 juillet et clôturer le 29 août. Le 20 juin dernier, le conseil d'administration a recommandé aux actionnaires de
rejeter l'offre du groupe japonais. ' Je suis certain qu'ils [Fujitsu] ne pourront pas réussir une opération inamicale ', a précisé Jacques Tordjman, ajoutant que ce pronostic n'engageait que
lui.
Après l'approbation à 78 % de la résolution proposant le renouvellement pour trois ans ?" jusqu'en 2010 ?" de son mandat d'administrateur, le PDG de GFI Informatique s'est montré encore plus confiant sur
l'issue de l'offre de Fujitsu.
Fujitsu regarde d'autre cibles
' La réaction de la plupart des actionnaires est sur ma ligne : ils n'apporteront pas leur titres ', a souligné Jacques Tordjman, rappelant que la direction de GFI, qui détient entre
15 % et 16 % du capital, ne souscrirait pas à l'offre de Fujitsu.
Dans un communiqué diffusé la veille, ce dernier a réaffirmé que son offre était la ' meilleure option ' pour GFI, ajoutant que le rapprochement entre les deux groupes permettrait de créer
un ' leader européen '. Lors d'un entretien accordé à Reuters, Chiaki Ito, vice-président de Fujitsu, a déclaré que le groupe se mettrait en quête d'autres cibles en France si son offre sur GFI
n'aboutissait pas.
Enumérant devant les actionnaires les différentes étapes de l'offre de Fujitsu, Jacques Tordjman a estimé que, en tout et pour tout, il n'avait discuté que quarante minutes avec des représentants du groupe japonais avant que leur OPA
soit lancée. ' Ce qui m'étonne de la part de Fujitsu, c'est qu'elle puisse autoriser une approche inamicale dans le cadre d'un secteur de services ', a-t-il ajouté, assurant qu'il restait ouvert à des
discussions jusqu'à la fin du mois d'août. ' L'offre de Fujitsu peut devenir amicale si l'on ouvre des négociations centrées sur le projet industriel, sur les conséquences sociales et sur le prix ', a
encore déclaré le PDG de GFI.
Le groupe a réaffirmé son objectif d'atteindre un milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2010, contre 633 millions en 2006. GFI prévoit donc d'acquérir des sociétés représentant 200 millions d'euros de
facturations d'ici à 2010. Pour la seule année 2007, GFI veut acheter 60 millions d'euros de chiffre d'affaires ?" 12 millions ont déjà été acquis avec le rachat des activités monétiques de Bull au Portugal. Jacques Tordjman
a déclaré que, si jamais l'offre de Fujitsu aboutissait, ' [il] quitterai[t] le bateau ', assurant qu'il n'éprouvait ' aucune amertume, aucun intérêt
personnel '.
Infosys intéressé par Capgemini
Selon le Times of India, cité par Les Echos, la SSII indienne souhaiterait faire l'acquisition de son concurrent français. Infosys dispose de 1,5 milliard de dollars en
réserve, qui lui permettrait de financer l'achat.