Bouygues a moins de cinq mois pour déployer sa 3G
Le réseau de troisième génération de l'opérateur ne couvre toujours pas 20 % de la population française. Bouygues impute une partie de ce retard à l'un de ses fournisseurs réseaux.
01net.
le 12/07/2007 à 14h55
L'Arcep, le régulateur français des télécommunications, a donné à Bouygues Telecom jusqu'à la fin du mois de novembre pour respecter son engagement de couvrir une zone correspondant à 20 % de la population française avec son réseau mobile de troisième génération (3G).
Cet objectif de 20 % aurait dû normalement être atteint avant le 30 avril 2007, en vertu des engagements pris lors de l'achat en 2002 de cette licence 3G par Bouygues Telecom, pour un montant de 619 millions d'euros.
Dans un communiqué, l'opérateur indique “ qu'il se conformera à la demande de l'Arcep ” et justifie son retard par des délais chez un de ses fournisseurs ainsi que par son souci de fournir un réseau de qualité.
Bouygues accuse Nortel
“ Le rachat de l'activité 3G de Nortel par Alcatel-Lucent nous a conduit à différer le déploiement des zones confiées à Nortel jusqu'à la signature, avec Alcatel-Lucent, d'un avenant au contrat d'origine, intervenue le 15 mars 2007 ”, souligne le groupe.
Par ailleurs, ajoute-t-il, “ afin d'apporter la meilleure qualité de service possible à ses clients, Bouygues Telecom a choisi d'investir dans son réseau 3G avec une densité de sites élevée, ce qui influe sur la rapidité du déploiement à investissement égal ”, Dernière excuse de l'opérateur, le HSDPA. C'est en effet cette version plus rapide de la 3G que Bouygues a choisi de déployer ce qui, là aussi, créerait ces retards qui commencent à sérieusement agacer l'Arcep.