Du rififi social chez les opérateurs
Le tribunal a débouté les syndicats de SFR qui voulaient arrêter le projet de délocalisation, tandis que des salariés de France Telecom protestent contre le plan de restructuration prévu.
01net.
le 12/07/2007 à 17h50
C'est un coup dur pour le personnel et les syndicats de SFR. Le projet de délocalisation de trois centres de relation client de l'opérateur mobile – soit 1 900 salariés – est confirmé. Ainsi en a décidé le Tribunal de grande instance de Paris, saisi par l'intersyndicale de SFR en juin.
Dans l'attente d'une annulation de la procédure par le tribunal, les syndicats avaient refusé lundi un accord repoussant l'externalisation du 1er août au 31 décembre 2007. Suite au jugement en sa faveur, la direction de l'opérateur va donc tenir son calendrier initial en attendant – peut-être – de nouvelles négociations avec les syndicats. Le Comité central d'entreprise de SFR, lui, se prépare à assigner une nouvelle fois sa direction devant le tribunal.
Les salariés occupent le CCE de France Télécom
Mercredi 11 juillet, c'est chez France Télécom que l'agitation sociale montait. Une centaine de salariés a en effet occupé le comité central d'entreprise, à l'appel du syndicat SUD PTT. Les salariés protestaient contre le plan de réorganisation de l'opérateur qui prévoit la suppression de 22 000 postes et la mutation de 10 000 salariés sur 3 ans (de 2006 à 2008).
Ce n'est pas la première fois que ce plan de restructuration fait des vagues dans l'entreprise. Les syndicats CGC et SUD avaient même lancé un observatoire du stress, dont l'accès a été interdit par la direction.