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Alors que les licences WiMAX ont été attribuées par l’Arcep depuis presque un an, les opérateurs ont jusqu’alors traîné des pieds quant à la mise en œuvre des réseaux. Deux acteurs semblent passer à la vitesse supérieure, avec des déploiements en zone urbaine : SHD, filiale commune à SFR et à Neuf Cegetel, et Altitude, le groupe de Jean-Paul Rivière.
SHD vient d’annoncer la signature d’un contrat de deux ans avec Alcatel-Lucent, pour un déploiement généralisé d’infrastructures WiMAX en Ile-de-France et en Paca. Un premier réseau pilote d’une dizaine de stations de base avait été réalisé fin 2006 dans le Sud-Ouest parisien, ce qui a permis de valider la technologie. SHD souhaite maintenant élargir la couverture.
D’ici à 2009, il compte au moins déployer une cinquantaine de stations de base en Ile-de-France et le même nombre en Paca. Le réseau sera densifié ultérieurement selon les besoins. Une ouverture commerciale est prévue pour le quatrième trimestre de cette année.
“ L’infrastructure que nous intégrons pour SHD est le premier réseau WiMAX de nouvelle génération, utilisant la norme 802.16e-2005 (*). Contrairement à la version 802.16d(*) utilisée jusqu’à présent, il permet des connexions nomades ”, explique Bruno Potdevin, vice-président responsable du développement de l’activité WiMAX d'Alcatel-Lucent, c'est-à-dire des connexions dans la rue, dans un café, dans un parc, etc.
Altitude avance également, mais un peu moins vite. Le groupe s’est engagé, au travers de sa filiale constructeur AnyMax, dans un partenariat public-privé avec Rouen et Vinci Energie. Objectif : couvrir en WiMAX tous les quartiers de la ville.
Une centaine de stations de base seront fixées sur les lampadaires de l’agglomération d’ici à la fin 2008 avec, à la clé, deux types de services : la gestion des équipements urbains (feux tricolores, caméras de vidéosurveillance, panneaux à messages variables) et l’accès à Internet pour les particuliers et les professionnels.
“ C’est la première fois que nous réalisons un réseau WiMAX nomade en milieu urbain. Nous disposons déjà de plusieurs centaines de stations de base en France, mais elles servent avant tout à couvrir des zones blanches ”, explique Julien Bellengé, directeur de l’activité AnyMax. La société procédera par étapes.
Elle va d’abord déployer des équipements 802.16d, lesquels seront remplacés ultérieurement par des infrastructures 802.16e (*) en cours de validation. “ Si la plupart des opérateurs WiMAX sont actuellement dans une phase attentiste, c’est parce que les équipements 802.16e (*) tardent à arriver sur le marché ”, souligne Julien Bellengé.
L’adoption des nouveaux services de connexion dépendra aussi, en grande partie, de la disponibilité des équipements terminaux WiMAX : modems, cartes PCMCIA, dongles USB. Ces produits ne devraient être diffusés en masse qu’à partir de la fin de cette année.
L’autre point d’interrogation concerne la mobilité. Les licences de l’Arcep ne prévoient pas de services WiMAX mobiles, où les utilisateurs passeraient d’une station de base à une autre tout en maintenant leur connexion. “ Le jour où cette règle changera, nous serons prêts. Notre technologie permet déjà des services WiMAX mobiles. Tout dépend de la volonté du régulateur ”, précise Bruno Potdevin.
(*) Article rectifié le 22/10/2007. Il s'agit bien du 802.16e-2005 et du 802.16d, et non du 802.11e-2005 et du 802.11d comme nous l'écrivions par erreur.
















