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Alors que la 3G peine à s'implanter en France, l'opérateur japonais NTT DoCoMo annonce qu'il mène actuellement des expérimentations sur un système de téléphonie mobile dit “ super 3G ”, capable d'atteindre des débits descendants d'environ 300 Mbit/s.
Une valeur impressionnante, bien supérieure à celle d'une ligne fixe en ADSL, et qu'il convient de comparer aux débits théoriques descendants de la 3G (384 kbit/s) et de la 3,5G (ou HSDPA, à 14 Mbit/s théoriques et de 1,8 à 3,6 Mbit/s en version commerciale). Et pourtant, ce procédé serait issu des technologies HSDPA (high speed downlink packet access) et HSUPA (high speed uplink packet access) qui, elles-mêmes, ont été développées à partir de la technologie W-CDMA retenue dans la 3G.
La normalisation de la super 3G est en cours par l'organisme de standardisation 3GPP sous la dénomination Long Term Evolution (LTE). Depuis l'été dernier, NTT DoCoMo s'investit largement dans cette technologie encore très marginale et cherche des équipementiers capables de lui fournir des infrastructures et des mobiles super 3G.
Un autre japonais, NEC, s'est engagé dans le projet et a annoncé qu'il développerait des mobiles super 3G en collaboration avec Panasonic et Fujitsu. Toutefois, ces appareils ne devraient pas voir le jour avant 2010. Alcatel-Lucent, qui a racheté les activités UMTS de Nortel, est également en embuscade sur cette technologie, avec une commercialisation prévue pour 2010.
Pour atteindre de tels débits, la super 3G combine deux technologies. La première est comme toujours l'utilisation de la modulation (1) numérique OFDM (orthogonal frequency division multiplexing), que l'on disait peu adaptée aux réseaux cellulaires et qui devrait remplacer la modulation 16QAM (quadrature amplitude modulation) utilisée dans la 3,5G.
La seconde est la fameuse technologie d'antennes multiples Mimo (multiple input multiple output), intégrée dans les routeurs 802.11 Pré-n. Elle consiste à utiliser plusieurs antennes, à la fois en émission et en réception, et à tirer parti des réflexions du signal radio contre les murs, les parois, les sols et les plafonds, jusqu'à présent plutôt considérées comme perturbatrices.
En utilisant différents chemins de propagation, cette technologie permet dans une même bande de fréquence d'augmenter sensiblement le débit, la portée du réseau radio et la couverture, en éliminant les zones mortes.
(1) La modulation est la façon dont on code les 1 et les 0 sur un lien radio.
















