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Il y a un mois, les PC lames. Cette fois, les clients légers. HP semble bien avoir décidé de faire subir une sévère cure d'amaigrissement au PC de bureau. En parallèle de celle d'Opsware [lire encadré], le constructeur californien vient en effet d'annoncer l'acquisition de Neoware pour 214 millions de dollars (environ 155 millions d'euros).
Cette société américaine, installée en Pennsylvanie, est l'un des principaux fabricants de terminaux clients légers. Une technologie où la puissance de calcul est déportée sur un serveur distant, le terminal se limitant à afficher l'écran. Régulièrement présenté comme une source d'économies colossales pour les entreprises, le concept est pourtant resté limité à un marché de niche.
Mais, selon l'institut d'études IDC, le client léger reprendrait du poil de la bête, en particulier en Europe. En 2006, les ventes de terminaux auraient en effet crû de 17 %. Un secteur dominé par Wyse, avec 27 % de parts de marché, suivi de HP, avec 25 %, et de Neoware. Son acquisition devrait donc permettre à HP de revendiquer la première position, au moins en Europe.
La société met surtout la main sur des produits complémentaires des siens. Alors que les clients légers HP jouent la carte Windows, Neoware, lui, privilégiait Linux. Ce dernier a aussi présenté en mars le m100, le deuxième terminal client léger mobile au monde.
De quoi répondre à l'objectif affiché du californien : “ Devenir la marque de choix […] pour l'informatique client virtuelle. ” La multiplication des systèmes d'exploitation virtuels sur une même machine serait, aux yeux du constructeur, d'autant plus facile si cette même machine était un serveur situé au fin fond d'une salle informatique.
Gérer l'intégralité du déploiement d'un parc de serveurs et d'équipements réseau, son administration et sa conformité avec les législations locales. Le tout (quasi) automatiquement. Telle est la promesse d'Opsware. Promesse qui a dû être tenue puisque HP a déboursé pas moins de 1,6 milliard de dollars (1,16 milliard d'euros) pour mettre la main sur cet éditeur.
Opsware annonçait qu'elle ferait passer le temps de déploiement de 600 serveurs de quelques mois à quelques semaines. Un raccourcissement de délai intéressant pour les très grands comptes, principales cibles de la société.
Opsware dispose de bureaux en France, à La Défense. La société est aussi associée à l'histoire du Web. Son PDG est un ancien de Netscape et son fondateur et président du conseil d'administration est Marc Andreessen, créateur de ce même Netscape.
Alors que le navigateur commençait à plier sous les coups d'Internet Explorer, celui-ci avait décidé de monter en 1999 une nouvelle société : Loudcloud. Elle proposait aux entreprises d'externaliser l'ensemble de leurs centres de données. Faute de résultats, la direction revendait, en 2002, la partie hébergement à EDS. Et gardait son logiciel Opsware, dont elle adoptait le nom peu après.
















