IdealX, l'ex-champion de l'open source, devient OpenTrust
Interview d'Olivier Guilbert, le PDG de la société. IdealX change de nom et devient officiellement un éditeur d'outils de sécurité.
01net.
le 25/07/07 à 12h10
01net : IdealX a longtemps été considérée comme l'une des principales
sociétés de services en logiciels libres
françaises. Pourquoi abandonner ce nom pour celui d'OpenTrust ?
Olivier Guilbert : C'est dans la logique de ce que l'on fait depuis 18 mois. Il y a quatre ans, on s'est spécialisés dans l'intégration de composants de sécurité. Nous avons rapidement obtenu de nombreux clients, mais
nous avons aussi constaté les limites du modèle SSLL.
Quelles sont ces limites ?
Fournir du développement et des services fait vite exploser les effectifs, le modèle économique est dangereux. On se retrouve avec des gens éparpillés sur des gros contrats qui développent, pourtant, tous la même chose. D'où l'idée de se
transformer plutôt en éditeur.
Il y a toujours le mot ' open ' dans votre dénomination. Vous restez un développeur ' open source ' ?
Attention, open ne veut pas forcément dire open source, ça peut aussi être pris au sens de standard. Et puis OpenTrust est un nom idéal dans une optique d'internationalisation. Nous n'avons pas de
religion sur l'open source. Certains morceaux seront développés sous la forme de logiciels libres, d'autres seront propriétaires, et d'autres seront des hybrides entre les deux.
Sur quelle technologie se positionne dorénavant OpenTrust ?
Sur du chiffrement, de l'horodatage, de la
PKI... Le constat, c'est que les entreprises veulent de plus en plus dématérialiser mais qu'il leur faut pour cela un environnement de confiance.
Et ce que nous fournissons, c'est justement le chaînon manquant entre la gestion d'identités et le parc informatique.
Vous restez une petite société ?" 12 à 14 millions d'euros de CA prévisionnel pour 2007 ?", alors que les gros groupes (Oracle, CA...) multiplient les acquisitions dans ce secteur. Souhaitez-vous
qu'OpenTrust rejoigne l'une de ces sociétés ?
Non, nous sommes plutôt dans une logique d'acquisitions, on a récemment mis la main sur
Arafox, et
Kotio. En parallèle, nous nous développons, en trouvant des partenaires de distribution comme IBM et Ultimaco, et en organisant bientôt des ouvertures de bureaux, au Royaume-Uni
puis aux Etats-Unis.