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Négocier les licences en environnement multic?"ur

Le calcul du coût des licences logicielles se complexifie avec la généralisation des serveurs multic?"urs et de la virtualisation. Selon les cas, les formules de calcul des tarifs peuvent pénaliser certains projets de consolidation.

S'il est un domaine où l'on peut intervenir pour réduire le montant de la facture, c'est bien celui des licences logicielles. Mais la tâche est ardue, tant les modèles de tarification proposés par les éditeurs sont divers, et pas forcément équitables dans le cas des serveurs à processeurs multic?"urs ou de l'usage de la virtualisation. Il est recommandé de négocier une calculatrice à la main. Si on met de côté les logiciels open source où le problème de licence ne se pose pas (mais où le contrat de support peut être coûteux, comme chez JBoss), on distingue deux grands modèles : le modèle à la ressource et celui par abonnement.

Modifier la traditionnelle relation client-fournisseur

Dans le premier cas, on distingue trois variantes selon les éditeurs : le coût par processeur (également appelé socket ou CPU), le coût par c?"ur ou le coût par utilisateur. Dans le second cas, ' l'abonnement consiste à proposer à l'entreprise un tarif proportionnel au nombre de ses employés, indépendamment de l'infrastructure ', décrit Jean-Yves Pronier, directeur du marketing produits de Sun Microsystems. Cette formule rencontre un certain succès. ' Elle représente 50 % de nos ventes aujourd'hui, contre 35 % en 2006 ', constate Jean-Yves Pronier. Dans la foulée, Sun veut aller plus loin avec une plus grande flexibilité, modifiant la traditionnelle relation client-fournisseur. ' Pour un constructeur français d'automobiles, le coût de nos licences est en quelque sorte indexé sur les véhicules sortis. Cela équivaut à établir un partage des risques avec le client, en fonction de son activité. Un modèle que nous affinons encore ', explique le directeur du marketing.
Identifier la formule idéale réclame une analyse poussée, qui dépend également de la nature du logiciel. Ainsi, pour une application de sécurité comme le logiciel de connectivité SSO (Single sign-on) de Sun, il vaut mieux choisir le modèle classique à la ressource, par nombre d'utilisateurs. De leur côté, Oracle ou IBM conservent comme ligne directrice une facturation liée au c?"ur, même s'ils ont dû la faire évoluer. IBM s'appuie, depuis juillet 2006, sur des facteurs correctifs. Le modèle de licence est défini en unités de valeur de processeur (ou PVU, Processor value unit) et est censé mieux refléter les différences de puissance entre les processeurs. Par exemple, un c?"ur de Power6 pèse 120 PVU, un c?"ur de Power5 100 PVU (1 licence), tandis qu'un c?"ur Xeon vaut 50 PVU (0,5 licence). Chez BEA Systems, ce n'est qu'à partir d'un processeur à trois c?"urs que l'éditeur applique une surprime de 25 % à ses tarifs, tandis que sa tarification en cas de virtualisation est en cours de refonte. Chez VMware, on raisonne par processeurs, et non en nombre de c?"urs. Ainsi, si un client veut acquérir le logiciel VI3 pour un serveur biprocesseur double c?"ur (soit 4 c?"urs au total), on lui vendra une seule licence VI3 biprocesseur. VMware accepte aujourd'hui jusqu'à deux c?"urs par processeur.

Sage calme le jeu

Face à ces problématiques, un éditeur comme Sage calme le jeu. ' Toutes ces différences de tarification ajoutent un niveau de complexité, commente Didier Taormina, directeur marketing chez Sage. En tant que pur éditeur de gestion, nous ne prenons pas à notre charge les problématiques de matériel. Si un de nos clients souhaite se doter d'une plate-forme plus puissante, il ny a aucune raison de le surfacturer ou de le pénaliser. Nous ne sommes pas les seuls à suivre cette démarche. '

Exemple d'impact du processeur et des coeurs chez Oracle

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* Autres que pour les programmes SE et SE One.

Un serveur Sun Fire T2000 UltraSPARC T1 à huit coeurs requiert 8 ?- 0,25, soit deux licences processeurs.

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