











Interrompue par France Télévisions en juin 2007, l'émission de décryptage des médias audiovisuels Arrêt sur Images, jusque-là diffusée sur France 5, s'offre une seconde vie sur Internet, à l'initiative de son animateur-producteur Daniel Schneidermann.
Hier, mardi 7 janvier, le site Arretsurimage.net a, comme prévu, ouvert ses portes. Le site est payant, à raison de 30 euros par an. Cet abonnement donne accès à une émission vidéo hebdomadaire, ainsi qu'à des chroniques ou des articles.
Les abonnés ont, par exemple, accès ces jours-ci à des articles critiques consacrés à la conférence de presse de Nicolas Sakozy du 8 janvier, à la photo de Simone de Beauvoir nue en couverture du Nouvel Observateur, ou à Facebook, qualifiée de “ boîte à intox ”.
Les abonnés peuvent aussi réagir et voter. Un mécanisme permet ainsi d'élire chaque jour un “ contenu d'utilité publique ”. Dans ce cas-là, celui-ci devient gratuit pour tous les internautes. Une enquête sur le prétendu président de Facebook est ainsi accessible librement ce 9 janvier, de même que la première émission d'Arrêt sur Images version Web.
Première publication le 17 septembre 2007
L'émission de décryptage des médias de Daniel Schneidermann espère redémarrer en janvier sur Internet. Grâce aux abonnements et à la publicité.
Ce fut l'un des feuilletons les plus agités du paysage audiovisuel français de ces derniers mois : la suppression de l'émission Arrêt sur images (ASI) de la grille des programmes de France 5. Et le licenciement de son animateur, Daniel Schneidermann, pour “ faute grave ”.
Mais l'histoire n'est pas finie pour cette émission de décryptage des médias qui va tenter de s'inventer une deuxième vie sur Internet. “ La télévision publique ayant renoncé à la mission d’éducation à l’audiovisuel et aux medias que lui a pourtant assignée le législateur, l’équipe d’Arrêt sur images n’a d’autre ressource que de l’accomplir... sur le Net. Nous allons relever ce défi. Nous allons faire renaître Arrêt sur images sur Internet. Et elle sera financée par vous ”, peut-on lire sur un nouveau site qui vient d'ouvrir.
Outre la publicité, Daniel Schneidermann compte en effet sur les internautes pour financer ce projet audacieux. Il invite les 200 000 personnes qui avaient signé la pétition de soutien à souscrire un abonnement, dès aujourd'hui, pour mettre le nouvel ASI sur les rails.
A partir de janvier, ceux qui répondent à l'appel paieront 3 euros par mois (sauf les deux mois d'été) pour accéder aux nouvelles émissions, aux archives et à l'espace de discussion. Un abonnement d'essai de 3 mois (10 euros) sera également mis en place. Des “ amis radins ” pourront être abonnés gratuitement, mais seulement si les raisons avancées sont convaincantes. Si le projet ne devait pas voir le jour, ASI s'engage à restituer “ toutes les sommes non utilisées ”.
Daniel Schneidermann espère pouvoir démarrer la deuxième vie de son émission très précisément “ dès le 7 janvier 2008, à 13 heures ”. Cet Arrêt sur images nouvelle époque, selon le site, ne sera “ ni tout à fait le même, ni tout à fait une autre. Plutôt qu’une longue émission hebdomadaire, Arrêt sur images vous proposera des rendez-vous télévisés plus courts, plus fréquents, ainsi que des enquêtes et des dossiers multimedias. Mais vous y retrouverez le ton, et la plupart des membres de l’équipe, que vous aimiez ”. Rendez-vous donc en janvier 2008, pour voir si une émission en disgrâce télévisuelle peut réussir le pari du Web payant.
















