Emploi Start-up Evénements 01 Avis d'expert Vidéos Indicateurs Distribution Telecharger Pro Livres blancs

Eric Jammaron (Axione) : “ Il y a une fracture numérique des services ”

Cette société dégroupe les centraux en zone rurale, en tant que délégataire de service public des collectivités locales.
laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

En tant que délégataire de service public, cet opérateur construit et exploite actuellement une dizaine de réseaux numériques appartenant à des collectivités locales. Interview du directeur de son pôle territoire.

01net. : En quoi consiste votre activité ?
Eric Jammaron : La loi de 2004 sur l'économie numérique (L1425-1) autorise les collectivités locales à devenir opérateurs de télécommunications et acteurs de l’aménagement numérique de leur propre territoire. Axione est issu de cette loi. Nous intervenons au nom des collectivités locales, en tant que Délégataire de service public (DSP), pour créer, animer et exploiter leurs réseaux.
Nous construisons notamment de nouveaux réseaux dans la Sarthe, le Limousin, la Nièvre, en Charente-Maritime, etc. La loi nous oblige à ne pas commercialiser directement une offre d'accès à Internet auprès des utilisateurs régionaux. Nos clients sont donc les FAI traditionnels comme Neuf ou Free qui revendent nos prestations aux utilisateurs finaux sous leur propre marque.

Concrètement, quelles sont les technologies que vous utilisez et quels peuvent être les déploiements possibles ?
Nous utilisons des stratégies différentes en fonction de la situation : dans les zones complètement blanches non couvertes par le DSL, nous utilisons en général des technologies radio de type WiMax. Ces zones représentent environ 5 à 7 % de la population. Nous utilisons aussi la fibre pour connecter des zones d'activités commerciales ou industrielles. Nous avons d'ailleurs été les premiers à raccorder la ville de Pau en FTTH (fibre jusqu'à l'abonné).
Mais la majeure partie de notre activité consiste à aller dégrouper des centraux téléphoniques en zone rurale – 600 à l'heure actuelle – que les opérateurs alternatifs traditionnels ne veulent pas ou ne peuvent pas dégrouper pour des questions de coût. Sur les 12 000 centraux téléphoniques France Télécom, seul 2 200 ont été dégroupés par Free et Neuf. Cela représente 60 % de la population. Les 40 % restant doivent se contenter d'offres n'ayant pas le même niveau de service, à des prix pas forcément compétitifs, sans avoir la possibilité de passer à la concurrence.

Et pourquoi pouvez-vous vous permettre économiquement d'équiper ces centraux téléphoniques alors que d'autres opérateurs pourtant plus puissants ne le peuvent pas ? Quel est votre modèle économique ?
Parce que sur un territoire donné nous cumulons l'ensemble des parts de marché. Si par exemple Neuf Cegetel équipe un central, il devra avoir un certain nombre de clients pour rentabiliser son investissement. Dans notre cas, nous allons pouvoir proposer notre réseau d'accès à Neuf mais aussi à ses concurrents comme Alice ou Orange. Notre point de rentabilité est atteint beaucoup plus rapidement.

Et êtes-vous subventionnés par les collectivités ?
Il y a une subvention lors de l'installation du réseau mais pas de subvention d'exploitation. En général, les collectivités prennent en charge 50 % des coûts d'installation de leur réseau. Nous apportons les 50 % restant. En contrepartie, nous disposons d'une concession pour quinze ou vingt ans sur l'exploitation du réseau, à nos risques et périls.

Quel bilan faites-vous de la loi de 2004 sur l'économie numérique ?
Il est encore un peu tôt pour tirer des conclusions. Ce que je sais c'est que les RIP (Réseaux d'initiative publique) ont considérablement contribué à la couverture du territoire en haut-débit. Mais la fracture numérique se déplace et va encore s'aggraver. Avant, il y avait une fracture au niveau des tuyaux et de plus en plus on voit apparaître une fracture au niveau des services (VoIP...).
Le FTTH ne va pas arranger la donne. Actuellement, il s'agit du nouveau terrain de conquête des opérateurs, qui capte l'essentiel de leurs investissements. Encore une fois ils vont se concentrer sur les villes. Bientôt, Paris et les grandes villes auront du 100 Mbit/s alors que certaines zones rurales n'auront toujours pas l'ADSL...

débat
Soyez le premier à réagir
Eric Jammaron (Axione) : “ Il y a une fracture numérique des services ”
publicité
débat
0 réaction
 
Soyez le premier à réagir !
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Christophe Carel (Nerim) : “ Nous pourrions proposer très bientôt du 20 Mbit/s symétrique ”
L'hébergeur Ecritel installe des sites miroirs en Chine
Gartner dit oui à la 3G dans les entreprises
SkyDSL va devenir suisse
SFR se lance dans la téléphonie fixe pour entreprise
Naissance de la Fédération française des télécoms
Neuf Cegetel : des résultats semestriels positifs
Kedra Box : la Freebox professionnelle d'Iliad
Messagerie Exchange et téléphonie sur une même facture
Christine Magne (Orange France) : “ Chez nous, il n’y a pas de différences salariales entre hommes et femmes ”
Un antispam un peu trop efficace chez Orange
Colt propose un réseau privé sur Ethernet
PME, êtes-vous éligible à la fibre optique ?
SFR s'attaque à la convergence fixe/mobile
En déplacement, les professionnels adoptent massivement le Wi-Fi
Neuf veut équiper les TPE en téléphones hybrides et en fibre optique
Neuf veut équiper les TPE en téléphones hybrides et en fibre optique
Arrêté pour refus de tweeter
Les Webby Awards célèbrent les 10 moments clés de la décennie Web
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.