L'intérêt des entreprises pour la VoIP se confirme
La réduction des coûts représente leur principale motivation pour passer à cette technologie. Les plus réticentes pointent la pléthore d'offres et la qualité aléatoire de la voix.
01net.
le 05/10/2007 à 17h05
Publiées à l’occasion du salon IP Convergence Expo, qui s’est tenu durant trois jours porte de Versailles, deux études confirment que la voix sur IP (VoIP) a trouvé sa place au sein des entreprises. La première, intitulée “ Observatoire de l'IP Transformation en Entreprises ”, a été rendue publique ce matin par Scholè Maketing, spécialisé sur les marchés nés de la convergence médias/télécommunications. “ 29 500 entreprises et 2,75 millions de postes intégrés fixes ou DECT ont adopté l’IP. Il s'agit essentiellement de grandes entreprises (250 salariés et plus) puisque 33 % d'entre elles ont migré contre 11 % des PME ”, résume Nicolas Amestoy, directeur général de Scholè Marketing. Le cabinet s'est appuyé sur une enquête annuelle menée auprès de 5 000 entreprises de 10 salariés et plus intervenant dans 15 secteurs économiques.
La deuxième enquête a été effectuée par Harris Interactive pour le compte de l’organisation du salon. Presque la moitié (46 %) des 9 000 entreprises contactées utilisent la VoIP pour leurs communications. Un choix qu’elles ne regrettent pas puisque 84 % en sont satisfaites. Pour deux raisons principales : la réduction des coûts et les nouveaux services. Résultat, 40 % des entreprises déjà équipées ont un projet d’élargissement. Parmi celles qui n’ont pas encore franchi le pas, la majorité (69 %) devrait adopter cette solution.
Première motivation et satisfaction, la réduction des coûts
Selon Scholè Marketing, sans surprise, ce sont également les économies obtenues sur le budget communication qui constituent la première motivation d’équipement. 78 % des entreprises interrogées attendent des réductions de leur facture téléphonique. La moitié des entreprises envisageant leur migration vers l’IP escomptent même une économie de 20 % ou plus sur ce budget.
Pour les sociétés ayant plusieurs sites, l’IP apparaît encore plus évident que pour les petites entités. 20 à 22 % des communications étant intersites, le taux de pénétration des offres de ToIP est donc plus élevé dans les entreprises aux multiples filiales et centres.
Trop d’offres et trop cher
Mais Scholè Marketing pointe du doigt trois écueils majeurs au développement de ce marché. Premièrement, une pléthore de prestataires. Pour les entreprises désireuses de s’équiper cette multiplication des offres ne facilite pas leur prise de décision. En particulier pour les clients potentiels (39 %) qui ont juste entendu parler de l’IP et qui ont donc des connaissances assez limitées. Rares sont les PME qui disposent d’un responsable telecom ou informatique maîtrisant tous les sujets. Le second point négatif est la qualité de la voix pour 46 % des entreprises interrogées. Enfin, dernier écueil : pour 69 %, le montant de l'investissement apparaît comme prohibitif.